Sans briller, Richard Gasquet s’impose 7–6(7) 6–4 face à Alejandro Gonzalez. Il aura fallu deux heures et quelques rares coups d’accélérateur au numéro un français pour faire la différence. Intéressant, le Colombien peut s’en vouloir d’avoir abdiqué dans le tie‐break.
Richard Gasquet peut s’estimer heureux ce soir. Loin d’être brillant, le Français a tout de même évité le pire en battant Alejandro Gonzalez. Au vu du statut du Colombien, pas de quoi en faire des tonnes, certes. Mais à sa modeste 83ème place ATP, Gasquet n’avait qu’un début de saison tout aussi timide à opposer. Le set californien arraché à Novak Djokovic en guise de catalyseur, Gonzalez était devenu un homme dangereux. Surtout pour un Gasquet en manque de confiance. Sans être étincelant, le Colombien a confirmé ses bonnes dispositions. Surprenant, il n’a jamais lâché sauvant notamment cinq balles de set dans la première manche dont quatre au tie‐break. Comme s’il humait déjà l’importance capitale de ce jeu décisif. Ainsi, que ce fut dur pour le Français de passer l’épaule ! A l’image d’un huitième jeu interminable dans le premier set, que Gasquet a finalement arraché sur service adverse après 17 minutes et huit balles de break.
Régulièrement acculé derrière sa ligne de service, Gasquet aura presque toujours attendu d’être dos au mur pour se rebeller. Quelques coups d’éclat salvateurs noyés dans un océan de frappes quelconques, sans longueur et sans génie. D’autant plus inquiétant lorsqu’on sait que Gonzalez n’a passé que 54 % de premières balles sur l’ensemble du match. Le Français n’aura finalement été serein que quelques jeux en toute fin de partie, après un coup d’accélérateur à 3–3. Il en faudra certainement plus au prochain tour pour renverser Kevin Anderson. Pas très rassurant lorsqu’on sait que Gasquet doit défendre une demi‐finale en Floride. Le moindre faux‐pas le ferait à coup sûr sortir du Top 10 tant Milos Raonic lui colle aux basques. Si elle n’offre pas de conclusions définitives, cette entrée en matière aura au moins permis deux confirmations. Alejandro Gonzalez est bien un joueur dangereux et Richard Gasquet n’est pas au mieux de sa forme.
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Publié le vendredi 21 mars 2014 à 18:32



