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Moutet sur la « guerre » lancée par l’as­so­cia­tion de Djokovic : « Je pense qu’il y a peu de joueurs, pour des ques­tions d’in­térêt, qui ont envie que leur nom soit public. Moi je n’ai pas peur »

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Le Français Corentin Moutet figure dans la liste des joueurs soute­nant publi­que­ment la déci­sion de la PTPA (l’association des joueurs co‐fondée par Novak Djokovic en 2019) d’at­ta­quer en justice l’ATP, la WTA, l’ITF et l’ITIA.

Dans des propos rapportés par L’Equipe après sa victoire contre le qualifie belge Alexander Blockx (7−6, 6–4) au premier tour du Masters 1000 de Miami, le 76e mondial a expliqué cette prise de position. 

« Je pense qu’il y a beau­coup, beau­coup de joueurs qui soutiennent mais qu’il y a peu de joueurs, je pense pour des ques­tions d’in­térêt, qui ont envie que leur nom soit public. Moi, ils m’ont demandé si mon nom pouvait être cité, je leur ai dit qu’é­vi­dem­ment. Je n’ai pas peur, je trouve qu’il y a beau­coup de choses qui sont inad­mis­sibles dans ce qui se passe. Ça ne veut pas dire qu’on n’est pas chan­ceux, on a une belle vie, ça c’est certain. Mais je pense qu’il y a beau­coup de choses dans ce système‐là qui doivent être chan­gées, donc c’est impor­tant qu’on ait une asso­cia­tion, en plus soutenue par le meilleur joueur de l’his­toire (Novak Djokovic). C’est vrai­ment quelque chose qui a du sens pour moi. Je ne suis pas frileux. Si on peut donner du soutien aux joueurs, à ceux qui sont dans le besoin, qui sont moins bien classés, si on peut faire bouger les choses, je suis toujours pour. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.