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Novak Djokovic : « J’ai de grands objectif »

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Novak Djokovic s’est qualifié, hier, pour les quarts de finale, à Miami. Le Serbe est venu à bout de Richard Gasquet, 7–5 6–3, mais a clai­re­ment peiné dans le premier set. Moins en verve ces dernières semaines, par rapport à un hiver‐printemps 2011 excep­tionnel, il rassure néan­moins son monde en confé­rence de presse. Sa soif de victoires est là, bien présente, sa moti­va­tion égale­ment et ses objec­tifs, toujours plus élevés.

Vous avez démarré plutôt douce­ment, ce soir. Vous imaginiez‐vous pouvoir gagner le match en deux sets malgré tout ?

Je l’espère toujours. Dans un match face à un joueur aussi talen­tueux (que Richard Gasquet), capable de jouer aussi bien de manière offen­sive et défen­sive, je m’attends à avoir des hauts et des bas. Il a joué de superbes coups, aujourd’hui. Je pense qu’il a eu de très bonnes chances de gagner le premier set. J’ai réussi à garder mon sang‐froid, à bien jouer quand il le fallait. Après, avec un set d’avance, les choses sont tout de suite différentes.

Avez‐vous été surpris de voir Roger Federer être éliminé du tournoi par un Andy Roddick jouant aussi bien ?

Oh, ce n’est pas une surprise, lorsque le joueur joue aussi bien qu’il l’a fait. Le mérite revient à Roddick. Il a bien joué. Il a bien servi. Je n’ai pas regardé tout le match, juste quelques jeux. Mais Roddick est connu pour son excellent service, pour sa grande expé­rience des rendez‐vous impor­tants. Il sait ce qu’il a à faire. Et il était vrai­ment, vrai­ment motivé pour gagner face à un top player. 

Vous vous voyez gagner le tournoi cette année encore ? Vous vous sentez suffi­sam­ment en forme pour y parvenir ?

Je crois toujours que je peux le faire. J’ai de grands objec­tifs et des grandes attentes. Mais je prends les matches les uns après les autres. Désormais, ce sont les quarts de finale. Ca va être très diffi­cile. Mais je suis prêt. Physiquement, je me sens frais, je me sens bien. Mentalement, je suis toujours là. Je veux toujours gagner chaque match que je joue. J’ai un jour off, là, ça va me donner du temps pour me préparer au prochain challenge.

Vous avez vécu une année incroyable l’année dernière, en 2011, et vous avez déjà eu de bons résul­tats en 2012. Comment gérez‐vous la défense de vos titres et la suite d’une saison aussi fantas­tique que la précé­dente ? Comment gardez‐vous votre motivation ?

La moti­va­tion est toujours présente. Aussi long­temps qu’elle sera là, je jouerai au tennis avec passion. Je serai dévoué à ce sport à 100%. J’ai déjà joué de nombreuses années sur le circuit, au meilleur niveau, et gagné beau­coup de gros tour­nois. Mais je sens toujours que j’ai encore beau­coup d’années devant moi. Aussi long­temps que ma santé me le permettra, aussi long­temps que mon mental tiendra, je serai concentré, déter­miné, motivé pour me prouver à moi‐même et aux autres que je peux être l’un des meilleurs joueurs du monde. Vous savez, je me lève tous les matins en me disant que j’adore ce sport et c’est quelque chose qui me donne beau­coup d’énergie, qui me guide pour m’entraîner dur et toujours cher­cher à parfaire mon jeu.

La géné­ra­tion de jeunes joueurs, les Dimitrov, les Tomic, à quelle distance sont‐ils encore de vous ?

C’est une nouvelle géné­ra­tion qui vient et c’est bon pour notre sport de se renou­veler, de voir de nouveaux visages sur le circuit. Raonic a un gros service. Il a le jeu pour être top 10, sans aucun doute. Dimitrov est extrê­me­ment talen­tueux. Tomic égale­ment. Ils ont tous un grand poten­tiel. Ils possèdent tous une grande variété dans leur style de jeu. Mais tout dépendra de leur capa­cité à être constants. C’est toujours le problème. C’est là qu’ils devront passer un cap et battre des joueurs du top 10. Et ça ne sera pas facile.

Le livre « Grand Chelem, mon amour » est dispo­nible. Retrouvez les 40 matches de légendes de la décennie 2001–2011. Un livre de la rédac­tion de GrandChelem/Welovetennis.