AccueilATPATP - MiamiNovak Djokovic : "Je n'ai jamais aussi bien joué"

Novak Djokovic : « Je n’ai jamais aussi bien joué »

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Novak Djokovic revient en confé­rence de presse sur sa victoire contre l’Ecossais Andy Murray. Il parle de son parcours, de son jeu et se montre très confiant pour les autres tour­nois qui l’at­tendent. En parti­cu­lier Roland Garros et Monte‐Carlo !

Etes‐vous heureux de vous être sorti de ce match en seule­ment deux sets ? Ce second set a duré longtemps.

« Oui, c’était long, ça a duré deux heures pour deux sets. Mais quand deux joueurs de haut niveau jouent en fond de court, on peut s’at­tendre à ce que les échanges durent. Je ne m’at­ten­dais certai­ne­ment pas à un match court. Je suis venu en sachant que ça allait être physique, que je devrais jouer chaque point, chaque jeu, pour gagner ce match. »

Pour certains autres joueurs, c’est une chose impor­tante d’être là, de faire durer le match pendant long­temps. Avec Murray, c’est parfois diffi­cile à dire. On dirait qu’il est presque hors du matc,h mais en même temps il semble très proche et prêt à le renverser.

« Oui, parce qu’il a beau­coup de coups à son réper­toire qu’il peut inventer et il peut aussi bien jouer offensif que défensif. C’est un grand athlète, il a une grande agilité et de l’équi­libre. Vous savez, sur le terrain il anti­cipe, il fait de grands services et est l’un des meilleurs relan­ceurs. Il possède toutes les variétés de jeu. C’est pour ça qu’il est si dange­reux sur toutes les surfaces. »

Quelle est l’im­por­tance de ce résultat pour la saison sur terre battue qui vient main­te­nant et pour Roland Garros ?

« Oh, n’im­porte quel titre est impor­tant, ça repré­sente beau­coup, c’est un grand tournoi consi­déré comme l’un des plus grands de notre sport. J’ai gagné trois fois ici. Je pense que ça en dit assez sur ce que je ressens quand je joue à Miami. J’adore le public. C’est beau­coup de soutien. Les sessions de nuit sont mes préfé­rées ici, parce que le public est concentré et vous pouvez sentir de bonnes ondes depuis les tribunes. J’ai vrai­ment bien joué, ici, ces deux dernières années, donc ça va être très encou­ra­geant pour moi avant la saison sur terre battue. Je vais avoir plus de confiance pour le tournoi de Monte‐Carlo. Ca va être le tournoi d’ou­ver­ture pour les matches sur terre battue. Je ne l’ai pas fait l’année dernière. Je me concentre là‐dessus. Je veux bien démarrer. Je veux commencer fort. Je veux aller loin dans ce tournoi et vous savez, il y a beau­coup de tour­nois à venir. Evidemment Roland Garros, les Jeux Olympiques, Wimbledon sont au sommet de ma liste de prio­rités, mais je veux rester perfor­mant dans tous les autres aussi. »

Quel est votre état d’es­prit cette année comparé à l’année dernière ? L’année dernière, vous étiez comme un homme en mission, main­te­nant vous êtes au‐delà de ça, à un niveau supérieur.

« Oui, c’est ce que je ressens. Vous savez, je suis au mieux de ma forme, je n’ai jamais aussi bien joué. Je dois utiliser ça le plus possible, à chaque tournoi. Je crois que la compé­ti­tion devient plus forte. Tout le monde devient profes­sionnel de nos jours. On a les meilleurs joueurs dispu­tant tous les meilleurs tour­nois. Ce n’était pas le cas, il y a cinq ou dix ans. Alors gagner un titre est devenu diffi­cile pour n’im­porte qui. Mais je suis prêt pour ça, vous savez. Nous, les meilleurs joueurs, on a tous une raison de s’amé­liorer et de gagner le plus de titres possible. »

Comment vous sentez‐vous ces derniers temps sur le court ? Sentez‐vous qu’il y a un écart impor­tant entre vous et le reste des joueurs ?

« Il n’y a pas vrai­ment d’écart, vous savez. Chaque tournoi est une nouvelle oppor­tu­nité pour tous les joueurs de gagner un titre. C’est comme ça que je le vois. Je n’ai pas grand chose à dire à propos des clas­se­ments. Il y a diffé­rentes surfaces, diffé­rentes saisons, qui sont plus adaptés à chacun des joueurs. Sur terre battue, c’est évidem­ment Nadal et les joueurs espa­gnols et sud‐américains qui ont plus de succès que les autres mais je crois que chacun améliore son jeu sur toutes les surfaces. C’est très exigeant. Je pense que j’ai vrai­ment bien joué sur toutes les surfaces. Gagner un titre à Wimbledon sur gazon, l’année dernière, a été un grand moment pour ma carrière. »