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Novak Djokovic : « Une finale extraordinaire »

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En confé­rence de presse, Novak Djokovic est revenu sur sa victoire à Miami aux dépens de Rafael Nadal. Si le Serbe savoure son succès, il pense déjà à la saison sur terre. Interview.

Novak, racontez‐nous ce match…

C’était une des plus belles finales que j’ai jouée, une des plus serrées aussi. C’était du grand tennis aujourd’hui. Je crois que tout le monde a apprécié, même nous qui avons joué. Le suspense était intense et jusqu’au dernier coup, on ne savait pas qui allait l’emporter. Rafa a mieux commencé le match que moi. J’ai fait trop de fautes et après une demi‐heure de jeu, j’avais déjà deux breaks de retard. C’était dur de revenir. J’ai commencé à mieux jouer à la fin du premier et c’était impor­tant de prendre le score dans le second. J’ai augmenté mon nombre de points gagnants et réduit les fautes directes. Je voulais le faire jouer un coup de plus, ne plus lui donner de points gratuits et essayer de gagner quelques points plus faci­le­ment avec mon service. On a tous les deux dû se battre pour gagner chaque point, parti­cu­liè­re­ment dans le 3e set. C’était une finale extraordinaire.

Vous avez des stats’ parfaites cette année : 3–0 contre Federer, 3–0 contre Nadal. Pensez‐vous être le meilleur joueur du monde actuellement ?

Je suis celui qui a fait le meilleur début de saison, c’est sûr. Ce sont les 4 plus beaux mois de ma vie. Mais ce n’est que le début de l’année. Je crois que c’est un peu tôt pour parler de la place de numéro 1 mondial. Il y a encore un grand écart de points entre Rafa et moi. Il est d’ailleurs clai­re­ment le meilleur joueur du monde actuel­le­ment. Et si je veux passer numéro 1, je dois être constant et régu­lier tout l’année. Nous savons tous que la terre battue est la surface préférée de Rafa, c’est là où il joue son meilleur tennis. Mais toutes mes victoires vont me donner un boost de confiance pour la saison sur terre. Cette série de victoires consé­cu­tives est incroyable et je veux conti­nuer à bosser pour gagner encore plus. Mais main­te­nant, ce dont j’ai le plus besoin, c’est de repos. Ces 4 mois ont été géniaux mais vrai­ment fati­guants. Je n’ai pas eu d’ex­cel­lents résul­tats sur terre battue ces dernières années. Peut‐être que cette fois, mon heure est arrivée. 

Qu’est‐ce que vous allez faire pour préparer cette saison sur terre justement ?

Déjà me reposer quelques jours. Mais pas trop parce que Monte Carlo arrive très vite. Il faut se préparer rapi­de­ment. J’ai vrai­ment une équipe géniale à mes côtés, la meilleure qui soit. On va mettre sur pied une stra­tégie pour récu­pérer et bien se préparer à la terre.

Etes‐vous un meilleur joueur que l’an passé ?

Oui. Bien sûr.

Avez‐vous le senti­ment d’avoir distancé Roger Federer, Rafa et vous ?

Non je ne crois pas que Roger soit lâché. Il est toujours là, bien présent. C’est évident qu’il veut revenir à la place de numéro 1 mondial et qu’il a toujours faim de victoires. Il ne va pas faire machine arrière.
Il n’a pas fait le meilleur début de saison qui soit mais il était quand même en demie ou en finale de tous les tour­nois qu’il a joués. Il sera clai­re­ment parmi les préten­dants à la place de numéro 1 mondial à la fin de l’année. Sinon, il est évident que Roger et Rafa sont mes deux plus grands rivaux. Derrière, il y a aussi d’autres gars qui sont capables de jouer du grand tennis. Je parle des Murray, des Soderling, des Roddick, des Espagnols… Il ne faut pas les oublier. La saison sur terre battue arrive et ça sera inté­res­sant de voir qui jouera du bon tennis.

En 2009, vous aviez très bien joué sur terre. On se souvient tous de la finale de Rome contre Nadal qui ressemble d’ailleurs un peu à celle‐ci. Qu’est‐ce que vous devez faire sur cette surface pour battre Rafa si vous devez le rencon­trer à nouveau ?

Bon… Déjà je ne l’ai jamais battu sur terre donc… Mais si je dois le jouer sur cette surface, forcé­ment, il va falloir que je sois agressif. La terre est la surface la plus lente qui soit, la surface qui corres­pond le mieux au jeu de Rafa. Toutes ces dernières années, il était le roi sur terre, l’homme à battre. Si vous voulez le battre, il faut s’ac­cro­cher, croire en vous, et jouer votre jeu. Je crois que j’ai le jeu pour lui donner du fil à retordre sur cette surface, je l’ai montré en 2009. De toute façon, sur ces matches‐là, ça se joue à quelques points près.

A propos de l’auteur

Pauline Dahlem

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.