Il est IM‐BAT‐TABLE. Novak Djokovic domine Rafael Nadal au bout du suspense à l’issue d’un match absolument magnifique. Après 3h21 de jeu, le Serbe l’emporte 4–6 6–3 7–6[4].
Trois sets durant, Novak Djokovic et Rafael Nadal se sont expliqués, entre défenses héroïques, frappes supersoniques et volées de génie. D’une intensité exceptionnelle, ce match restera dans les annales. Mais le tennis est un sport cruel et l’un d’eux devait bien s’incliner.
Vous connaissez l’expression round d’observation ? Djokovic et Nadal non. D’entrée, l’Espagnol et le Serbe s’en mettent plein la vue. Coup droit giclant par là, revers supersonique par ci… Mais des deux hommes, c’est bien Rafa qui s’en tire le mieux. Plus précis, plus régulier, le numéro 1 mondial enchaîne les points et surtout, gagne ceux qui comptent. Les balles de break sont effacées et les occasions concrétisées. Rapidement, Nadal se détache (5−1). Mais Nole n’abdique pas. Petit à petit, le Serbe se règle, gomme les imperfections et refait son retard. 5–2, 5–3 5−4… Au forcing, l’Espagnol empoche la première manche. Cette fois le combat est lancé.
Son timing retrouvé, Djokovic lâche le bras et fait parler la poudre. Les gambettes moulinent, les appuis sont puissants et les coups gagnants pleuvent. Rapidement, le Serbe fait fructifier sa domination et prend le score (3−0). Combattant acharné, Nadal s’arrache sur les jeux de service adverses. Mais Djoko tient, encore et toujours. Logiquement, la deuxième manche lui revient (6−3).
Si les deux premiers sets étaient splendides, le troisième fut tout simplement géant. Des Ohh, des Ahhh. Presqu’un point sur deux, le public s’enflamme, hurle, se lève. Les passings sont géniaux, les volées divines et les échanges, les échanges… Absolument incroyables. Et s’il est légèrement dominé dans le jeu, Rafa na lâche pas le score. Sa méthode ? Le retour aux fondamentaux. Fight, fight again, fight toujours. A coup de vamos, l’Espagnol tient son engagement. C’est long – les jeux durent parfois plus de 10 minutes – c’est lourd, c’est rude. Mais ça tient. Jusqu’au tie‐break.
Arrive ce money time, ces instants où l’instinct prend le dessus. Pour revenir à 2 points à 2, Djokovic bastonne en coup droit. Un à droite, un à gauche, un à droite. Et Rafa gambade… pour finalement craquer. Cet échange, c’était bien plus qu’un simple point. Fait suffisamment rare pour être souligné, l’Espagnol se plie en deux pour retrouver sa respiration. Derrière, la double faute est inévitable. Après plus de 3 heures de jeu, le cœur ne redescend plus, les jambes font trop mal. A la fraîcheur, au physique, Djoko se détache (6−2). Sur sa 3e balle de match, le Serbe réussit un énième coup droit supersonique. IMBATTABLE.
Publié le dimanche 3 avril 2011 à 22:34



