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« Alcaraz a été un petit garçon sur cette finale contre Sinner. Il n’a pas arrêté de se plaindre et pour moi, il s’est fait bouffer », juge Benoît Maylin

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« Ce match entre Alcaraz et Sinner ne restera pas dans les annales. Il y avait du vent, certes, mais ce n’était pas non plus la tempête », lâchait le jour­na­liste Benoît Maylin juste après la victoire de Jannik Sinner contre Carlos Alcaraz en finale du Masters 1000 de Monte‐Carlo.

Et lors de la dernière émis­sion « Sans Filet » de Winamax, le chro­ni­queur n’a pas non plus épargné l’Espagnol, auteur d’un match raté selon lui. 

« Il y une espèce de pres­sion entre les deux. Ils s’aiment, ils s’adorent, ils se font des bisous. C’est très beau tout ça, mais quand tu rentres sur le court, tu veux bouffer le mec en face. Et moi, celui que je ne comprends pas, c’est Alcaraz. C’était un petit garçon sur le court qui n’a pas arrêté de gémir, de dire à Samuel Lopez : ‘je n’y arrive pas, il ne passe que des premières.’ Il ne modi­fiait même pas son place­ment. Il était tout le temps dans les bâches, quelle que soit la balle. Alors que s’il y a du vent, juste­ment, tu dois t’ap­pro­cher pour ne pas avoir les aléas d’une trajec­toire incer­taine. Qu’est‐ce qu’il a fait Sinner lui ? Bien sûr, il n’est pas con lui, il a avancé. Il lui a mis plus de pres­sion. Et la terre battue, c’est peut‐être la surface sur laquelle tu dois gagner ta bataille de fond de cours. Si tu empêches l’autre d’avancer à l’in­té­rieur du cours, tu l’empêches de diriger le jeu. Et avec les glis­sades, les faux rebonds, en plus le vent, bien sûr que tu as un avan­tage, et tech­nique, et tactique, et psycho­lo­gique. Alcaraz n’a pas bougé, n’a pas réfléchi. Je pense qu’il était complè­te­ment téta­nisé par l’enjeu (la place de numéro 1 mondial). Parce que je ne l’ai pas vu bien jouer. Je n’ai pas vu le cham­pion de Roland‐Garros. Pour moi, il s’est fait bouffer. Dans son équipe, ça doit parler, le Ferrero (ancien coach d’Alcaraz), j’attends… »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.