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Djokovic, un « come‐back » en forme de couac

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Retour raté pour Novak Djokovic ! Il s’in­cline dès son entrée en lice ce mardi au Masters 1000 de Monaco contre un spécia­liste de la terre battue, quart de fina­liste l’an dernier sur le Rocher, le dange­reux Alejandro Davidovich Fokina : 6–3, 6–7(5), 6–1.

Si le Serbe est apparu affuté sur le Rocher, son état de forme restait une incer­ti­tude, tant au niveau physique que mental. Il n’a joué que trois matchs en trois mois et demi, et restait sur une défaite contre Jiri Vesely il y a un mois et demi à Dubaï. 

Naturellement, tout numéro 1 mondial qu’il est, Nole mettait du temps à rentrer dans son match, trouver du rythme. Sans doute gêné par les condi­tions venteuses, il parais­sait en manque de confiance, souvent mal placé, en diffi­culté sur son coup droit. En face, Alejandro Davidovich Fokina en profi­tait. Il accé­lé­rait, débor­dait Djokovic et faisait la course en tête, logiquement. 

Nole commen­çait fina­le­ment à se régler un petit peu au milieu du deuxième set. Il résis­tait mieux aux offen­sives de l’Espagnol. Après un saut impro­bable, ce dernier se bles­sait au genou puis faci­li­tait la tâche à Djokovic avec de gros­sières erreurs et des doubles fautes. Le Serbe n’en profi­tait pas tout de suite, mais s’ac­cro­chait, rempor­tait le tie‐break de justesse et lais­sait exploser sa joie. 

La troi­sième manche fut étrange. Les deux joueurs rentraient aux vestiaires pendant quelques minutes avant le début de celle‐ci. Djokovic reve­nait alors mécon­nais­sable. Il multi­pliait les fautes directes (18 au total dans le dernier set !). Davidovich Fokina n’en deman­dait pas tant, il concluait sans problème en 2h56 de jeu.

Djokovic a du boulot dans les semaines à venir. Il va désor­mais rentrer chez lui, à Belgrade, où il tentera de se régler du 19 au 25 avril. Alejandro Davidovich Fokina affron­tera lui David Goffin ou Daniel Evans en huitièmes de finale. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.