
La finale de Monte Carlo oppose Rafa Nadal à Novak Djokovic. Le classique du tennis pour un combat, on l’espère, aussi fabuleux qu’improbable à Melbourne. Difficile de commenter cet avant match. Quelques mots tout de même avant de les laisser eux‐mêmes s’exprimer cette après‐midi.
La finale attendue est arrivée. Les deux monstres du tennis mondial sont là, prêts au duel, prêts à recroiser le fer après cette finale qui a usé tous les superlatifs à Melbourne. 13ème finale entre les deux hommes, 31ème match. Et un Nadal qui n’a plus battu Djoko sur terre depuis Madrid en 2009. Une éternité pour ce terrien de souche.

« Cette finale va être un match important. Mais être en finale est déjà un résultat fantastique. C’est un bon début de saison sur terre battue que de se qualifier pour la finale ici, sans avoir perdu un set, face à de très bons joueurs. Maintenant, j’affronte Novak. Il m’a battu lors des sept dernières finales et pour cette raison, je ne suis pas favori de ce match. J’aurais préféré l’affronter un peu plus tard dans la saison sur terre battue afin d’être encore plus prêt. Mais il a beaucoup plus à perdre que moi sur ce match. Moi, j’ai tout à gagner. Et c’est la chose la plus importante. »
Gagner un huitième titre, ce serait effectivement, juste une performance énorme. Mais Rafa, si tu perds, ça ferait mal tout de même ! Une nouvelle défaite face à ce sacré Djoker et une défaite sur terre, de surcroît. Chère surface qui te sied tant et qui te fait roi de l’ocre généralement.

« Ce sera le match le plus compliqué du tournoi. C’est le joueur à battre ici, le joueur à battre sur terre. C’est le meilleur joueur de l’histoire du tennis sur cette surface. Le challenge ultime. Il va falloir que je joue très bien, que je joue bien sur chaque point. Je ne peux pas me permettre d’avoirs des hauts et des bas. Je ne peux pas me permettre ça face à Rafa et j’en suis conscient. Mais pourquoi ne pas croire que je puisse gagner ? » Volà ce que disait me numéro un mondial en conférence de presse samedi. Un peu d’intox et résultat, ni l’un, ni l’autre n’assume le rôle de favori. Et bien sûr que les observateurs diront que Djoko a une chance de gagner. Lui qui a battu Nadal à Rome et à Madrid l’an dernier. Un véritable coup de tonerre sur la planète terre battue. S’il venait à rééditer cet exploit à Monte Carlo, dans la casa de l’Espagnol, la performance serait retentissante. Renforçant la puissance dégagée par cette rivalité. Peut‐être en passe de devenir l’une des plus belles de l’histoire du tennis. Et enforçant le fait que Djoko devient aussi un ogre sur terre.
On ne peut s’empêcher. Leur dernier match, quelque part en Australie…
Nadal‐Djokovic : 16–14
Djokovic, l’homme élastique
La tenue de Rafael Nadal, ici !
Publié le dimanche 22 avril 2012 à 11:19


