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Monfils : « Il faut que je trouve la solution »

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Bien que sèche­ment battu par Tomas Berdych en demi‐finales à Monte Carlo, Gaël Monfils ne s’est pas présenté abattu face à la presse. Parfaitement lucide sur sa pres­ta­tion du jour et sur ses diffi­cultés face au Tchèque, le Français se dit déter­miné à redou­bler de travail pour trouver, un jour, la solu­tion face à ce joueur. Il dresse égale­ment le bilan de son tournoi moné­gasque et se projette déjà, à demi‐mots, sur le grand rendez‐vous de Roland Garros.

Quel est votre senti­ment à la sortie de ce match ?
Mon senti­ment, c’est que Tomas est défi­ni­ti­ve­ment l’un des joueurs qui me pose le plus de problèmes. Je n’ar­rive pas à trouver une manière de jouer qui le gêne et où je suis aussi moi‐même plus à l’aise. En fait je ne le gêne pas, mais pas du tout. Je ne suis même pas vrai­ment frustré parce que je savais. Voilà, je cherche. J’espère trouver la solu­tion à un meilleur moment peut‐être. En tout cas, j’es­père la trouver un jour. Il faut cher­cher ! Tomas face à moi, c’est une machine. Quand il me joue, j’ai cette mauvaise sensa­tion qu’il ne fait pas de fautes. Aujourd’hui, je suis arrivé avec un plan, mais tout de suite j’ai dû le changer, parce qu’il est trop fort quand je joue comme ça. Il se réga­lait et c’est vite devenu très dur. 

Il y a tout de même un peu de frus­tra­tion, non ?

Oui, parce que je n’aime pas perdre, mais pas tant que ça fina­le­ment, car lors­qu’un joueur est plus fort que vous, il faut savoir le recon­naître et se remettre au travail. A moi d’être plus fort, à moi de travailler certaines choses de mon jeu pour arriver à le battre. Je n’ar­rive pas à m’ex­primer contre lui, à chaque fois il m’éteint. Je pense qu’il aime bien mon jeu, il me lit très bien. Et puis sur certains de mes coups, lorsque je joue un peu plus flot­tant, alors que face à 90% des autres joueurs ça suffit, lui arrive à s’ap­puyer dessus et à me faire mal. En plus, il lit bien mon service et part souvent du bon côté au retour. Dans ces condi­tions, ça devient difficile. 

Que faire pour le battre ?

Pour le battre un jour, il faut déjà que je serve mieux. Il faut vrai­ment que je serve bien. Même un service à 205 km/h, il me retourne fort et long. Il faut aller cher­cher le 210 près des lignes pour avoir un point gratuit. Bref il faut mieux servir, même en seconde balle, il faut aller cher­cher le 160. 

Vous parlez de le battre « un jour », alors que vous l’avez déjà battu ! C’était à Roland Garros, en 2013…

Oui je l’ai déjà battu, une fois, mais moi, j’ap­pelle ça de la chance. Je n’ai pas de souve­nirs de ce match, c’est vrai­ment bizarre, je n’ai plus d’images dans ma tête alors que norma­le­ment, je me souviens très bien de tous mes matchs. Bref, sur ce match‐là, je m’en sors miracle et on sait pour­quoi… Après, si lui joue un peu moins bien, j’es­père être présent, saisir l’oc­ca­sion et mieux jouer. Mais ça dépend aussi de la tactique que je vais employer. Pour l’ins­tant, les tactiques que j’emploie le font briller, donc c’est compliqué. 

Quel bilan dressez‐vous de ce tournoi ?

J’ai bien joué, j’étais en forme. C’est une semaine où j’ai eu un niveau moyen très bon. Il faut essayer de main­tenir ce niveau et de le conforter. Il me reste quelques petits ajus­te­ments à faire. Pour l’ins­tant le travail qu’on entre­prend avec Yann (Ndlr, son coach) commence à se voir un peu plus. Je commence à être un peu plus serein sur mon niveau moyen. C’est ça qui est impor­tant. J’ai encore à progresser physi­que­ment pour me sentir moins fatigué après les gros matchs. Il faut que je serve mieux aussi. L’idée, c’est aussi que si j’ai Tomas (Berdych) dans mon tableau dans 6 semaines (Ndlr, à Roland Garros), il faut que je trouve un moyen pour vrai­ment le bousculer.

Justement, avez‐vous un objectif de clas­se­ment précis pour Roland Garros ?

J’ai un objectif précis, on en a un Jan (De Witt, son coach) et moi, mais on le garde pour nous. Roland Garros n’est pas une obses­sion, même si je l’ai toujours en tête. Il faut arriver prêt et en forme. Cela passe par des tour­nois comme celui‐là. J’espère être vrai­ment d’at­taque pour ce Roland cette année.

De votre envoyée spéciale à Monte Carlo