Accueil ATP ATP - Monte Carlo

Mouratoglou : « Medvedev a décidé que la terre battue n’était pas faite pour lui, et il l’a dit cent fois. Il est impos­sible de réaliser quelque chose de grand quand vous pensez que vous n’êtes pas bon dans ce domaine »

12556

« Je vais jouer sur terre ? Vous êtes sûr qu’il y a une saison de terre battue ? », ironi­sait récem­ment Daniil Medvedev, qui aurait bien continué sur dur où il venait de remporter 24 victoires sur ses 25 derniers matchs. 

Au cours d’une vidéo postée sur son compte Instagram, Patrick Mouratoglou a tenté d’ex­pli­quer les diffi­cultés du Russe sur ocre. 

« Je pense que Daniil Medvedev a autant de mal sur la terre battue pour deux raisons prin­ci­pales. La première est d’ordre mental. Il a décidé que la terre battue n’était pas faite pour lui, et il l’a dit cent fois. Il est impos­sible de réaliser quelque chose de grand quand vous pensez que vous n’êtes pas bon dans ce domaine. Deuxièmement, il y a aussi des raisons tech­niques. Il ne se déplace pas bien sur terre battue. Je pense qu’il peut apprendre. Mais pour l’ins­tant, il ne se sent pas à l’aise. C’est diffi­cile d’être ancré dans le sol, d’être capable de frapper le meilleur coup possible. Et si vous regardez, son jeu est telle­ment basé sur le mouve­ment. Il y aussi la qualité de la balle sur terre battue quand vous jouez à plat, la balle n’est pas aussi basse. Son revers n’est pas aussi effi­cace égale­ment », a analysé l’en­traî­neur français.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.