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Murray : « J’aurais pu mieux faire »

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En confé­rence de presse, Andy Murray est revenu sur son match et la bles­sure au coude qui a failli l’empêcher de jouer.


La bles­sure au coude

Hier j’ai senti des douleurs lors de mon deuxième set contre Gil. Ce matin, je ne pouvais tout simple­ment pas servir. J’ai vu le docteur et il m’a proposé de me faire une injec­tion. Je n’en avais jamais eu aupa­ra­vant, j’étais donc assez nerveux à l’idée d’en subir une. Mais il m’a dit que même si je décla­rais forfait, il me conseille­rait cette solu­tion. A 14h35, j’ai donc subi ce trai­te­ment. Et à 15h, j’ai tapé un peu la balle pour voir si j’étais en état de jouer. Ça allait. Dans les deux premiers sets, je n’ai rien senti. Après, la douleur s’est un peu réveillée.


La défaite face à Nadal (6−4 2–6 6–1)

Même si je ne sentais pas vrai­ment de douleur au coude, il est toujours diffi­cile de rester unique­ment concentré sur son match quand on a une bles­sure. Et c’est vite domma­geable, surtout contre Rafa. Contre lui, il faut être concentré sur chaque point, tout donner sur chaque point. Ce n’est pas évident quand on sait qu’on est blessé. Sinon, sur le jeu, j’ai su être patient, jouer haut lifté pour attendre la balle courte. J’ai bien utilisé les angles. A 5–4 au premier set, j’ai changé ma façon de jouer, c’était pas terrible. Mais sinon, dans l’en­semble c’était un bon match. Même si ça aurait pu être mieux.

Les jeux inter­mi­nables tout au long du match

Quand on joue Nadal, on ne peut pas se permettre de donner de points, de se décon­cen­trer. Il faut être patient, accepter qu’il y aura de longs points et à fortiori de longs jeux. En plus, il y a très peu de points gratuits au service, parce que sincè­re­ment, sur terre battue, il retourne vrai­ment très très bien. 


Du positif à tirer de ce match ?

C’était un bon match, même si je le répète, j’au­rais pu mieux faire. Pour le battre il faut être capable de très bien jouer pendant plusieurs heures… C’est le meilleur joueur du monde. C’est sûr que ça fait plaisir de constater qu’on n’est pas loin. Mais il va falloir conti­nuer à travailler et progresser parce que lui, de son côté, il va bien progresser au fil des prochaines semaines sur terre battue. 

De votre envoyée spéciale à Monte Carlo

A propos de l’auteur

Pauline Dahlem

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.