AccueilATPATP - Monte Carlo"Nadal a la réussite du champion"

« Nadal a la réussite du champion »

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Visiblement pas trop abattu par se défaite en demi‐finales face à Rafael Nadal, Jo‐Wilfried Tsonga a analysé son match avec justesse. Le Français salue la maîtrise de l’Espagnol qui a su sortir les bons coups aux bons moments. Il affirme quitter Monte Carlo avec beau­coup d’envie et de moti­va­tion pour la suite de la saison sur terre battue.

Jo, c’est un résultat logique ?
Oui, dans le sens où j’ai commis pas mal d’er­reurs pendant un set et demi. Malgré tout, il m’a breaké un peu contre le cours du jeu au premier set. Il s’en est bien sorti en tirant des passings de très loin. Il y avait beau­coup de vent, les condi­tions étaient diffi­ciles. J’ai multi­plié les fautes alors que lui a super bien joué. Et puis dans le milieu du 2e set, le vent s’est calmé. Automatiquement, j’ai mieux centré la balle, j’ai fait moins d’er­reurs et j’ai pu rentrer dans le terrain. Sur la fin, c’était très équi­libré. Mais voilà, Rafa est un cham­pion. Au moment où on le pense mort, il te sort le passing sur la ligne tiré du bout du terrain. C’est la réus­site du champion.

Le vent t’a semble‐t‐il pas mal agacé…
Ce n’est pas que ça m’agace. Mais disons que le vent n’aide pas mon jeu. J’ai tendance à jouer près des lignes et mon arme prin­ci­pale, c’est le service. Forcément, quand le vent dévie mon lancer au service, ce n’est pas évident… Tandis que Rafa, lui, sert à 80% du temps au milieu du carré. Les condi­tions venteuses ont même tendance à le rendre plus fort dans la mesure où il prend toujours beau­coup de marge et que son jeu consiste à faire rater l’autre.

On t’a vu partir à l’abor­dage en fin de match en tentant beau­coup de services‐volées. C’est une chose à repro­duire quand tu l’af­fron­teras à nouveau ?
J’ai toujours essayé d’être agressif quand je l’ai affronté. C’est le seul moyen que j’ai de le battre parce que si je le prends à la lime du fond de court, je ne risque pas de gagner. Contre lui, il ne faut pas se préci­piter et attendre la bonne balle pour monter, sinon tu te prends un passing et tu perds le point 95% du temps. Pour le battre, il faut réussir un savant mélange entre la patience et l’agressivité.

Le fait de l’avoir un peu accroché te donne confiance pour un éven­tuel futur match contre lui ?

Non, dans le sens où je ne lui ai toujours pas pris un set. Mais c’est vrai que c’est toujours mieux de l’ac­cro­cher. La prochaine fois, si les condi­tions sont un peu plus calmes, peut‐être que ça tour­nera en ma faveur.

Est‐ce que tu peux revenir sur cette fameuse « réus­site du champion » ?
Aujourd’hui, Rafa l’a souvent eue (Rires) ! C’est quelque chose qui m’ar­rive parfois aussi quand je joue contre un gars moins bien classé, que je ne suis pas bien et que je m’en sors fina­le­ment. Cette réus­site du cham­pion, c’est celle qui fait que Rafa te fait un lob qui doit finir dehors, et que le vent ramène sur la ligne (Rires). Rappelez‐vous Wawrinka à Indian Wells. Il est en train de pousser Federer à la limite, mais sur un point super impor­tant, Roger lui sort un coup droit boisé qui prend la ligne. La réus­site du cham­pion, c’est aussi celle qui fait que Djoko’ anti­cipe du bon côté mon passing sur la balle de match à Roland Garros l’an passé…

De votre envoyée spéciale à Monte Carlo