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Nadal, la force tranquille

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Conférence de presse de pré‐tournoi, à Monte‐Carlo, pour l’oc­tuple vain­queur de l’épreuve, Rafael Nadal. Le Majorquin vise son neuvième titre cette année avec une grande séré­nité. Il écarte le sujet du genou et affirme vouloir se concen­trer sur son jeu, rien que son jeu. Propos teintés de sage fatalisme.

La reprise

« J’ai été à la maison, à Majorque, pendant deux semaines. Je me suis un peu entraîné. Je me suis surtout reposé pour bien récu­pérer. Comme je n’étais pas sûr de mon genou, j’ai estimé que c’était plus prudent de ne pas jouer à Miami, sur dur. Cette surface n’est pas la plus tendre avec le corps. En fait, j’ai vrai­ment repris l’en­traî­ne­ment de manière inten­sive depuis vendredi, ici, a Monte‐Carlo. C’est ce que je devais faire pour avoir la meilleure chance d’être compé­titif. J’essaie de jouer de mieux en mieux. La reprise n’est pas facile quand vous avez passé pas mal de temps sans compé­ti­tion. Les dernières semaines ont été fantas­tiques. Je suis très content d’être de retour sur le circuit. Je préfère cela plutôt que de parler de mon genou tous les jours ! »

Le genou

« Je pense que ce n’est pas bon d’en parler encore et encore… Je suis ici pour jouer et affronter les autres joueurs. J’ai mis toutes les chances de mon côté pour arriver en forme. Je vais faire de mon mieux et je ne veux me concen­trer que sur mon tennis – il faut oublier le genou. Qu’il soit à 20, 60 ou 80%, ça ne change pas grand chose, je ferai au mieux pour gagner, c’est tout. »

Le record

« Je ne vais pas le cacher, c’est le moment que je préfère chaque année. Je serais bien sûr vrai­ment content de gagner à nouveau… Je prends déjà énor­mé­ment de plaisir en étant de retour, ici. Néanmoins, je sais que ce n’est pas possible de gagner toutes les années. Cela ne va pas durer ad vitam eternam. Je sais que je perdrai un jour. Je l’ac­cepte. C’est comme ça, c’est la vie, il faut une fin à tout. On ne peut rien y faire. La seule chose en mon pouvoir, c’est de tout donner et d’es­sayer de jouer mon meilleur tennis ! »

Le clas­se­ment

« Vous ne pouvez décem­ment pas espérer être top 4 en ne jouant pas pendant sept mois. C’est déjà vrai­ment bien d’être top 5. J’ai déjà affronté des top players par le passé, si, si (rires). Certes, c’était plutôt en finale ou en demi finale, mais ça ne change pas grand chose. Si je dois affronter les meilleurs plus tôt dans les tour­nois, ça ne me dérange pas du tout ! »

Votre envoyé spécial, en direct de Monte‐Carlo

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