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« Plus je vois jouer Valentin Vacherot, plus il me fait penser à Andy Murray. Tu te dis qu’il est lourd, qu’il ne va jamais y arriver sur terre battue mais tu te rends compte qu’il est un joueur évident du top 30 », explique Benoît Maylin

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Valentin Vacherot a frappé un grand coup ce mercredi soir en s’of­frant l’ac­tuel 5e joueur mondial et fina­liste en titre, Lorenzo Musetti, au deuxième tour du Masters 1000 de Monte‐Carlo.

Impressionnant par sa capa­cité à tenir à l’échange sur une surface aussi exigeante pour des grands gaba­rits comme lui, le Monégasque a une fois de plus impres­sionné les obser­va­teurs, dont notre confrère, Benoît Maylin, qui s’est exprimé à son sujet dans l’émis­sion « Sans Filet » sur Winamax TV.

« Moi, il me fait penser à… Plus je le vois jouer, plus je me dis que ça peut être un Andy Murray. Un mec comme ça qui te dis qu’il est lourd et ne va jamais y arriver, qu’il n’est pas doué pour la terre battue, ce n’est pas un mec qui peut nous faire quelque chose là‐dessus. Le dur, oui, il a son service, ses grosses patates et tout ça, mais tu te rends compte que le mec est en train de nous prouver que c’est un joueur du top 30 qui a l’air d’une telle évidence qu’on se dit qu’il est là depuis 10 ans alors que non, il n’y était pas. C’est quand même aber­rant de voir à quelle vitesse stra­to­sphé­rique il est passé de l’anonyme le plus total à poten­tiel­le­ment le seul joueur de Monaco et qui peut aller en quart de finale dans son tournoi. Moi, ça me fait penser à moi gamin, quand je regar­dais Roland‐Garros et que j’allais devenir numéro 1 mondial et tout est possible quand tu as 7 ans, 8 ans. Parce qu’il n’y a pas de ques­tion parce que quand Benjamin Balleret (son frère et coach) fait son huitième de finale à Monte Carlo il a sept ans, sept ans et demi. Et il est là ? Vacherot. Il était avec tous les gamins qui l’essayaient de lever mais ils se voyaient, c’était lui avec l’écharpe de Monaco en plus mec de sa famille donc le gars… c’est un rêve d’enfant quoi. C’est extra­or­di­naire. Et réussir en plus à faire ça contre un Musetti qui est certes ok, un peu rouillé mais quand même dange­reux. Moi il me bluffe total, je vois pas jusqu’où il peut aller j’en sais rien, on verra bien. J’adore l’histoire, elle est belle. Mais à sa place lui enfin j’imagine que le Valentin là il se couche, j’imagine qu’il s’est couché hier soir il se voit avec le trophée c’est sûr. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.