AccueilATPATP - Monte CarloTsonga progresse doucement, mais sûrement

Tsonga progresse doucement, mais sûrement

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Jo‐Wilfried Tsonga s’est qualifié pour les quarts de finale du tournoi de Monte‐Carlo. Le Français a dominé Fernando Verdasco, 19ème joueur mondial, 7–6(7) 6–2, en 1h49.

« Ce n’est pas un cadeau d’af­fronter Verdasco. Mais c’est aussi génial de jouer contre l’un des meilleurs joueurs de terre battue. Ca permet de s’éta­lonner et de se préparer avant, éven­tuel­le­ment, de les retrouver en Grand Chelem. » Dixit Jo‐Wilfried Tsonga mardi, après son succès sur Philipp Kohlschreiber. Et on le comprend : certes, Fernando Verdasco n’est plus du même fer qu’en cette fameuse année 2009, qui le voit exploser au monde du tennis et squatter le top 10 pour deux bonnes saisons, mais il reste, sur l’ocre, un joueur très dange­reux. La preuve, en février dernier, lors­qu’il atteint la finale à Acapulco, alors qu’il ne poin­tait plus qu’à la 27ème place mondiale. Au Mexique, il s’était offert quelques victoires de poids face à des spécia­listes et de redou­tables adver­saires – Filippo Volandri, Juan Ignacio Chela, Nicolas Almagro et Stanislas Wawrinka. Finaliste à Monaco en 2010, il connaît bien ce Court Central du Monte‐Carlo Country Club, à l’in­verse de Jo, dont il s’agit seule­ment de la troi­sième parti­ci­pa­tion – trois victoires et deux défaites au compteur.

Il fallait donc se méfier ; c’est ce qu’a fait le Français. Un premier set accroché : Verdasco se montre extrê­me­ment solide sur son service, rempor­tant 74% des points joués derrière, ne concé­dant aucune balle de break ; Tsonga en fait de même, dans des propor­tions simi­laires, prou­vant égale­ment sa soli­dité sur les cinq occa­sions de break qu’il laisse à son adver­saire. L’affaire se termine au tie‐break et Jo, à l’ex­pé­rience, grâce à quelques coups droits bien sentis, se tire une belle épine du pied. Il prend l’avan­tage 7–6(7), avec 44 points inscrits, contre 43 à l’ami Fernando. La deuxième manche est alors plus aisée. Tsonga se détache rapi­de­ment avec un double break. Toujours aussi perfor­mant sur son enga­ge­ment, avec 71% de points marqués derrière, il ne concède, là encore, pas une fois son service. Verdasco, lui, baisse dans ce secteur du jeu : il n’en fallait pas plus. Jo‐Wilfried Tsonga s’im­pose 7–6(7) 6–2, en 1h49. 26 points gagnants, pour 37 fautes directes, la copie n’est pas la meilleure qu’il ait jamais rendue, mais elle reste hono­rable. Nando, de son côté, ne peut se garga­riser que de sept coups gagnants… Pas grand chose, au prisme de ses 25 erreurs.

« J’ai joué de la manière qu’il fallait. J’ai été agressif. Je suis heureux car Verdasco est un vrai spécia­liste de la terre battue », débriefe Jo à l’issue de la rencontre. « Il a déjà fait une finale ici et beau­coup d’autres sur cette surface. C’était un bon test pour moi. » Tsonga, lui, a encore tout à prouver sur l’ocre occi­dental. Son palmarès est vierge de titres terriens. Son meilleur résultat à Roland Garros, un huitième de finale. En Masters 1000, un quart à Rome. Quart, c’est ce qu’il fait aussi ici, à Monte‐Carlo. Il aura la possi­bi­lité d’aller encore plus loin et de réaliser l’un de ses plus beaux parcours sur cette surface s’il parvient à dominer Gilles Simon ou Janko Tipsarevic au prochain tour. Il en a toutes les armes. Pourquoi ? « Depuis quelques temps, j’ai la joie de vivre. Je me dis que j’ai de la chance d’être sur le terrain. Il y a deux jours, c’étaient mon anni­ver­saire. Le temps passe et j’es­saie d’en profiter à fond. » Quoi de mieux pour réussir que de jouer avec bonheur et le sourire aux lèvres ?