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Valentin Vacherot, c’est le cham­pion moderne, dans son temps, qui ne se prend pas pour une star alors même qu’il est en train d’en devenir une

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Alors qu’il est assez légi­time de se plaindre du côté presque lassant de la domi­na­tion outra­geuse de Sinner et Alcaraz sur le circuit, voilà que Valentin Vacherot sur ses terres nous offre un spec­tacle héroïque et d’une simpli­cité déconcertante. 

Batailleur, gueu­lard sur le court, précis et physique, il nous rappelle que le tennis est surtout une histoire de coeur. Hier, face à de Minaur, comme d’ailleurs lors de toutes ses sorties sur le central de Monte‐Carlo, il est arrivé motivé, la casquette bien fixée sur un crâne qui ne gonfle jamais. Valentin, c’est le cham­pion moderne, dans son temps, qui ne se prend pas pour une star alors même qu’il est entrain d’en devenir une.

C’est l’amour du jeu, du combat, c’est David contre Goliath, c’est Monaco contre le reste du monde, le syndrome du petit poucet, ce que vous voulez au final. 

Vacherot, c’est le tennis du dimanche, la joie de vivre, l’idée de trans­pirer, de pousser l’autre jusqu’à la rupture, c’est un poème, celui d’un duel fréné­tique, d’un trio insé­pa­rable avec un public en transe.

Certains nous expliquent que le tennis a vieilli, qu’il faut changer les formats, que ce sport n’existe plus.

Espérons qu’ils auront eu le temps une seule fois de regarder ce héros cheva­le­resque qui d’un geste de la main peut enflammer un central en fusion…

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.