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Chardy : « Satisfait d’avoir choisi Escudé »

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Après une année 2016 à oublier, Jérémy Chardy débute 2017 sur de bonnes bases. Déjà en quarts à Auckland, le Palois fera au moins aussi bien à l’Open Sud de France. Et surtout, il est heureux de débuter une nouvelle colla­bo­ra­tion avec Nicolas Escudé.

Jérémy, on sent que tu es reparti sur de meilleures bases depuis le début de l’année…

Je suis content de ma perfor­mance, car ce n’était pas un match facile. « Paulo » a très bien commencé et je me suis retrouvé très vite derrière. J’ai ensuite su trouver des solu­tions, tout en étant constant tout au long du match. Avec Nico (Escudé), c’est notre première semaine ensemble. Je suis très content de travailler avec lui et de l’approche qu’il a de mon jeu. Il faut du temps pour mettre les choses en place, mais je suis satis­fait de l’avoir choisi. Depuis le début de saison, je n’ai pas mal joué, mais je n’ai pas été incroyable. L’année ne fait que commencer. Et j’ai l’opportunité d’aller plus loin que les quarts…

Avec Nicolas, le but est d’être plus agressif ?

Le but est d’aller plus vers l’avant. Après, je ne vais pas faire service‐volée comme lui (rires) ! Pour être honnête, depuis un petit moment, je travaille afin de venir plus régu­liè­re­ment au filet. Nico (Escudé) va pouvoir m’aider et m’apporter dans ce domaine. C’est la raison de mon choix.

Tu vas affronter Alexander Zverev en quarts, celui que tout le monde voit comme le futur numéro 1. Qu’est-ce qui t’impressionne le plus chez lui ?

Il fait tout bien dans son jeu et pour sa taille (1m98), il se déplace extrê­me­ment bien. Maintenant, pour arriver chez les meilleurs, il faut gagner beau­coup de matchs et être solide sur une saison entière. Gagner quand tu joues bien, ce n’est pas le plus dur. Il faut arriver à être constant sur toute une saison. C’est la raison pour laquelle les meilleurs sont impres­sion­nants. Ils ne sont pas forcé­ment bien tous les jours, mais ils parviennent toujours à trouver une solu­tion pour obtenir la victoire. Depuis deux ans (Chardy a remporté le seul duel en 2015 à Kuala Lumpur, ndlr), son jeu a changé et il a beau­coup évolué. Tout le monde attend énor­mé­ment de lui, mais il est encore jeune. Je vais me concen­trer sur moi‐même et conti­nuer à jouer comme je le fais depuis le début du tournoi.

Récemment, tu as été sur l’affiche du nouveau Challenger, le Verrazzano Open à l’Académie Mouratoglou. Tu connais bien Patrick, es‐tu surpris par ce projet ?

L’académie est lieu où je m’entraîne. Je connais tout le monde, c’est un peu ma deuxième famille (sourire). Je vais aller jouer le tournoi. Ce Challenger est une suite logique pour Patrick (Mouratoglou). Je ne suis pas étonné par cette initia­tive car Patrick fait beau­coup pour le tennis fran­çais. Il a construit une académie incroyable et idéale pour s’entraîner. Il orga­nise déjà beau­coup de compé­ti­tions pour les jeunes et cela s’inscrit dans son projet pour l’académie.

De votre envoyé spécial à Montpellier

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.