
Malgré une crise d’hypoglycémie en début de rencontre, Benoit Paire a livré une prestation très solide et convaincante pour écarter Karen Khachanov (7–6(4) 6–4). Une performance qui démontre le nouvel état d’esprit de l’Avignonnais.
Un symbole. Il y a un an, presque jour pour jour, Benoit Paire s’inclinait d’entrée contre Paul‐Henri Mathieu à l’Open Sud de France et n’avait pas caché sa lassitude devant la presse : « En ce moment, quand je rentre sur un terrain de tennis, ça me soûle. Je suis trop juste physiquement. » Un an plus tard, c’est tout l’inverse et Benoit Paire affiche une « très grosse envie ».
Apaisé, affuté physiquement et surtout heureux et épanoui, l’Avignonnais a réussi ses débuts à l’Arena de Montpellier. Malgré une petite crise d’hypoglycémie en début de rencontre, Benoit Paire n’a rien lâché et a su mettre la machine en route une fois que les sensations étaient de retour : « Le début de match a été compliqué. A 0–1 40–0, je fais une petite hypoglycémie. C’était dur à gérer. J’ai appelé le docteur et finalement dix minutes après, quand on a tourné à 4–1, je me sentais mieux. Je reste très content de mon match. Je m’entraîne bien et je suis vraiment en confiance. » Après un mois de compétition, le Tricolore affiche un état d’esprit irréprochable.
Un homme incarne ce renouveau : Brahim Asloum. Avec l’ancien champion olympique de boxe, Benoit Paire a travaillé dur, très dur. Et leur association pourrait évoluer car le Berjallien d’origine n’est pas contre l’idée d’être plus présent sur les tournois.
De votre envoyé spécial à Montpellier
Publié le mardi 7 février 2017 à 22:26


