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Auger‐Aliassime sur les forfaits de Djokovic, Sinner et Alcaraz : « Ça me fait de la peine. Ici, j’ai vu jouer Nadal, Federer, Djokovic… Je sais à quel point c’est impor­tant, pour des enfants, de voir en vrai des grands cham­pions. J’ai été cet enfant‐là »

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Ces dernières saisons, la Coupe Rogers doit composer avec de nombreux désis­te­ments de la part des cadors du circuit. Trop rapproché de Wimbledon, mais trop espacé pour préparer l’US Open, le tournoi cana­dien est souvent le premier fusible en cas d’im­passe des joueurs. 

Trop juste pour disputer le Masters 1000 de Montréal, Carlos Alcaraz n’a pu s’ali­gner. Jannik Sinner et Novak Djokovic ont simple­ment décidé de ne pas le disputer, privi­lé­giant le repos avant Cincinnati et la dernière levée du Grand Chelem.

Questionné à ce sujet, le local Félix Auger Aliassime a fait part de sa décep­tion. Le 4e joueur mondial estime qu’en dépit de chances de titre plus élevées, avec un plateau moins relevé, l’at­trac­ti­vité de l’évé­ne­ment en prend un coup auprès des plus jeunes.

« L’absence de certains peut ouvrir plus d’op­por­tu­nités mais j’au­rais vrai­ment préféré que tous les meilleurs soient là. Ce tournoi a une place à part à mes yeux, je viens ici depuis que je suis petit. Donc voir autant de forfaits, même si chacun a ses raisons, ça me fait de la peine… J’habitais à 10 minutes du stade, c’était à chaque fois une grande joie et une exci­ta­tion de venir dans ce stade, se souvient‐il. Ici, j’ai vu jouer Nadal, Federer, Djokovic… Je sais à quel point c’est impor­tant, pour des enfants, de voir en vrai des grands cham­pions. A la télé, ils paraissent très loin­tains, il y a quelque chose qui relève de la fonc­tion. Quand on les voit en vrai, ça les huma­nise, ça crée une certaine proxi­mité. Et ça montre que, quelque part, c’est possible. J’ai été cet enfant‐là », a commenté le Québécois, dont les propos sont rapportés par Eurosport.

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.