Richard Gasquet et Gilles Simon étaient programmés en ouverture de journée à Montréal ce mardi. Si l’un a facilement disposé de Florian Mayer (6−3 6–2), l’autre n’a pu s’exprimer face à Philipp Petzschner (7−5 6–1), la faute à un cou douloureux.
Il y a un mois à Stuttgart, Richard Gasquet en avait sérieusement bavé face à Florian Mayer. Ce mardi à Montréal, le scénario fut tout autre. Bien entré dans son match, le Tricolore semble à l’aise. Les frappes sont sèches, précises, puissantes. Les schémas de jeu bien en place. Et les zones de service intelligemment variées. Dépassé par cette qualité de jeu, Mayer cède en 1h09, 6–3 6–2. Un scénario bien différent des 5 sets laborieux de Stuttgart. « Oui mais chaque match est différent » rappelle Gasquet. « En Allemagne, c’était le format Coupe Davis, sur terre, chez lui. Ici, on est sur un premier tour de Master 1000, sur dur, au Canada. Ca n’a rien à voir. »
Sinon, l’actuel numéro 13 mondial se disait très satisfait de son match. « J’étais un peu anxieux, la reprise après plusieurs semaines sans compétition est toujours difficile. Mais j’ai fait un match propre, je n’ai pas commis beaucoup d’erreurs. Je gagne 6–3 6–3 sur le 23e mondial, c’est pas mal. Cela fait une semaine que je m’entraîne ici avec Sébastien (Grosjean). Je n’ai pas de blessures, je me sens bien, je me sens frais. » Suffisamment pour se frayer une place dans les derniers tours, ici à Montréal ? « J’ai un bon coup à jouer. Je n’ai ni Nadal ni Federer dans ma partie immédiate de tableau. Mais il faut se méfier des sois‐disant « bons tableaux ». Tous les matches sont durs à jouer. Demain ce sera contre Bellucci. C’est difficile mais pas insurmontable. »
Pendant ce temps‐là sur le Central bis, Gilles Simon passait un mauvais moment. Handicapé par une préparation tronquée, la faute à un cou douloureux, le Français n’était pas en mesure de défendre pleinement ses chances. « Ce n’était vraiment pas terrible aujourd’hui » avoua‐t‐il en conférence de presse. « Je me suis bloqué le cou vendredi à l’entraînement. Depuis, je n’ai pas pu m’entrainer correctement. Du coup, je n’arrive pas prêt sur ce match. Je n’ai pas confiance, j’ai l’appréhension de la douleur. Je n’ose pas taper une balle. J’ai peur, je ne suis pas prêt, et c’est trop juste. Alors voilà, j’ai fait le maximum aujourd’hui même si ce n’était pas beaucoup. »
Gilles Simon va s’entraîner toute la semaine en espérant que l’appréhension passe. « L’objectif c’est d’être prêt pour Cincinnati dans une semaine. Mais si ces 8 jours ne me suffisent pas pour être opérationnel, j’aurai encore 15 jours avant l’US Open. »
De votre envoyée spéciale à Montréal
Publié le mercredi 10 août 2011 à 01:56



