Gaël Monfils a eu du mal, mais réussit à se qualifier pour les quarts de finale, en venant à bout de Viktor Troicki. Il y retrouvera un autre Serbe, et pas des moindres : le numéro un mondial, Novak Djokovic, qui a tranquillement déroulé face à Marin Cilic.
L’expérience. Les points importants. En tennis, si ça ne fait pas tout, ce sont des choses essentielles. Viktor Troicki l’a appris à ses dépens contre Gaël Monfils. Le Serbe a dominé, au point d’obtenir deux balles de match dans le deuxième set, puis de servir pour le match dans le troisième. Sans succès au bout.
Pourtant, Troicki avait parfaitement entamé la rencontre. Pendant toute la première manche, le Français ne trouve pas vraiment de solutions. Et très logiquement, c’est Troicki qui fait la différence, et remporte le premier set, 6–3.
Pendant la deuxième manche, les choses ne s’améliorent pas vraiment pour la Monf’. Mais Gaël tient son engagement, coûte que coûte. A 6–5, le Français doit quand même sauver deux balles de match. Le Serbe ne le sait pas encore, mais il n’en aura pas d’autres. Derrière, Monfils pousse son adversaire au tie break, et accélère, enfin. Il ne laisse aucun point du jeu décisif à son adversaire, et empoche le deuxième set (7–6(0)).
Et pourtant, le Français se révèle incapable de continuer sur sa lancée. Souvent, le jeu s’installe dans une sorte de faux rythme. Et dans le « fameux » septième jeu, Troicki breake. Deux jeux plus tard, le voilà en train de servir pour le gain du match. Et là, le Serbe craque, fait des erreurs. Et s’énerve. Forcément, Gaël en profite pour recoller au score, et le mal est fait. Troicki est sorti du match, et n’y reviendra jamais complètement. On le voit même s’énerver après une volée réussie, en regrettant la même, ratée plusieurs fois auparavant… Dans le dernier tie break, Monfils en rajoute une couche, en lâchant (enfin !) quelques fusées en coup droit (dont un chronométré à 163 km/h !). Le Français remporte donc le match en trois sets, à l’expérience (3−6, 7–6(0), 7–6(2).
L’expérience, son futur adversaire n’en manque pas. Et pour cause, ce sera le numéro un mondial, Novak Djokovic. Le Serbe a disposé de Marin Cilic, pourtant tombeur de Juan Martin Del Potro, en deux manches (7−5, 6–2). Sa cinquantième victoire de la saison, pour une seule défaite (contre Federer à Roland‐Garros). Face au grand Croate, Djokovic a déroulé une partition sans fausses notes, et a vraiment donné l’impression de monter en puissance après son premier match remporté contre Nikolay Dvydenko.
Ce sera donc une montagne qui se dressera sur la route de Gaël Monfils en quarts de finale à Montréal. S’il veut s’en sortir, le Français devra mieux jouer que la nuit dernière, faire appel à toute son expérience, et bien jouer les points importants. Revenir aux choses essentielles du tennis, en sorte. Et essayer de ne pas laisser deux balles de match à son adversaire, cette fois…
Publié le vendredi 12 août 2011 à 03:17



