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Ô Canada – Djokovic a eu chaud, Chardy est énorme

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Ce vendredi aura été plein de suspense à Montréal. En rempor­tant une victoire épique face à John Isner, Jeremy Chardy s’est qualifié pour sa première demi‐finale en Masters 1000. Il y retrou­vera Novak Djokovic, qui a eu très chaud face à Ernests Gulbis. Sinon, c’en est fini pour Nadal et Tsonga, tombés face à Kei Nishikori et Andy Murray.

Incroyable Chardy !
Après avoir disposé d’Ivo Karlovic en huitièmes, Jeremy Chardy avait une autre montagne à gravir cette nuit. Un sommet culmi­nant à 2,08m, répon­dant au doux nom de John Isner. Retardée par la pluie, la rencontre débute fina­le­ment dans l’in­dé­ci­sion la plus totale, les deux joueurs ne parve­nant pas à breaker. Il faut donc aller au jeu décisif pour dési­gner un vain­queur dans la première manche. Et ça a été la même chose pour les deux autres sets ! Après avoir laissé filé la manche d’ou­ver­ture, Chardy va puiser dans ses ressources mentales et physiques pour fina­le­ment s’im­poser 6–7(9) 7–6(13) 7–6(4). Solide, le Tricolore a sauvé pas moins de sept balles de match ! Le voilà donc en pleine confiance et qualifié pour les demies, où il retrou­vera Novak Djokovic. Une incur­sion dans le dernier carré d’un Masters 1000 sous forme de grande première pour Jeremy Chardy. Cocorico !

Djokovic a du s’employer
Face à l’éton­nant Ernests Gulbis ‑revenu de nulle part cette semaine‑, Novak Djokovic a du passer la seconde. Inquiété par le Letton, le numéro deux mondial a sauvé deux balles de match avant d’éga­liser à un set partout. Il fait alors, comme à son habi­tude, un dernier set canon. 5–7 7–6(7) 6–1, et Djokovic est toujours en course au Canada. Ce soir, il tentera d’ac­cro­cher une quatrième finale au nord des États‐Unis. Gulbis, quant à lui, a égale­ment des raisons d’être satis­fait de sa semaine. Il a retrouvé de la confiance et un fond de jeu, portés disparus depuis le début de la saison. Il était temps !

Clap de fin pour Nadal
L’aventure de Rafael Nadal s’est arrêtée en quarts de finale. Face à Kei Nishikori, le Taureau de Manacor n’a rien pu faire. Rapidement défait 6–2 6–4, Rafa ne verra donc pas le dernier carré du Masters cana­dien. Qu’importe, l’es­sen­tiel est là : des sensa­tions retrou­vées et des repères pris pour la suite de la tournée nord‐américaine. Pour un retour sur dur, il n’y a pas de quoi rougir, surtout face à un Japonais titré la semaine passée à Washington… À confirmer dès Cincinnati !

Murray tient sa revanche face à Tsonga
Cette nuit, Andy Murray avait à coeur de prendre sa revanche sur Jo‐Wilfried Tsonga. En effet, le Tricolore l’avait battu l’an passé, au même stade de la compé­ti­tion, côté de Toronto. Le début tardif de la rencontre ‑vers minuit heure locale‐ n’a toute­fois pas décon­centré l’Écossais, bien dans son match et incisif au possible. Tsonga a beau se débattre, il n’y a rien à faire face à un Murray effi­cace au possible. 6–4 6–4, Muzzard tient sa revanche et file en demies.

Les résul­tats de ce vendredi

Jeremy Chardy
bat
(16)

John Isner
6–7(9) 7–6(13) 7–6(4)

(1)

Novak Djokovic
bat
(Q)

Ernests Gulbis
5–7 7–6(7) 6–1

(4)

Kei Nishikori
bat
(7)

Rafael Nadal
6–2 6–4

(2)

Andy Murray
bat
(10)

Jo‐Wilfried Tsonga
6–4 6–4

Les tweets de la nuit

Ils ont dit…

Kei Nishikori, au sujet de sa première victoire face à Rafael Nadal : « Nadal avait du mal sur ses premières ce soir, donc je savais que je devais être agressif sur sa deuxième balle. Tout a très bien fonc­tionné donc je suis très heureux de cette victoire. J’ai été proche de le battre à Madrid mais aujourd’hui, je domi­nais dans tous les compar­ti­ments du jeu. J’avais réel­le­ment besoin de changer mon approche face à lui. Je me devais d’être à 100% pour en sortir vainqueur. »

Jeremy Chardy, quant à son épique succès face à John Isner :« C’était un match de dingue ! On a tous les deux très bien servi et on a chacun eu des oppor­tu­nités, donc je suis très content de l’avoir remporté au bout du compte. Pendant les balles de match, je ne pensais qu’à une seule chose : où placer mon service et comment orches­trer le point derrière. Sous pres­sion il est très facile de devenir nerveux et de dévisser si vous commencez à penser au fait que c’est une balle de match, ou une balle de break. »

La vidéo de la nuit

Jeremy Chardy, la délivrance 

A propos de l’auteur

Clement Gielly

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.