Accueil ATP ATP - Nur-Sultan

Alcaraz rate sa première en tant que numéro 1 mondial, le lucky‐loser Goffin en profite !

4520

Une victoire et deux défaites, c’est le bilan de Carlos Alcaraz depuis son sacre à l’US Open le 11 septembre dernier, le propul­sant au sommet du tennis mondial. Les deux premiers matchs ont été joués sous les couleurs de l’Espagne, lors de la Coupe Davis. 

Ce mardi, il a été battu par le lucky‐loser David Goffin (66e) dès son entrée en lice sur l’ATP 500 de Nur‐Sultan, pour son retour sur le circuit : 5–7, 3–6, en 1h50 de jeu. Il aurait dû affronter l’autre « crack » de la géné­ra­tion 2003, Holger Rune. Mais ce dernier a déclaré forfait après sa finale perdue à Sofia, et le Belge a su saisir sa chance face à un Alcaraz dans la préci­pi­ta­tion, pas à 100% de ses capa­cités au vu de certains échanges. 

Goffin est toujours diffi­cile à manoeu­vrer. Excellent contreur, avec sa qualité de retour et sa résis­tance aux rallyes, il a frustré Alcaraz, parfois dépassé voire même perdu en l’ab­sence son entraî­neur, Juan Carlos Ferrero, resté en Espagne. 

Les statis­tiques illus­trent la pres­ta­tion déce­vante du plus jeune numéro 1 mondial de l’his­toire : 15 coups gagnants pour 34 fautes directes, 48% de points remportés derrière sa première balle. 

Le vain­queur de l’US Open ne s’at­ten­dait pas à grimper aussi vite. Il visait le top 15 en fin de saison. Son épopée new‐yorkaise pèse sans doute encore, physi­que­ment et menta­le­ment. Pour la première fois depuis 67 matchs (!), il ne remporte aucun set.

Goffin lui, perdait contre Lucas Nardi (152e) en quali­fi­ca­tions dimanche. Il bat Carlos Alcaraz ce mardi et file en huitièmes de finale où il retrou­vera Adrian Mannarino, tombeur de Stanislas Wawrinka. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.