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Mannarino : « Je ne vais pas être faux‐cul. Je me force à jouer »

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September 2, 2020 - Adrian Mannarino in action during a Men's Singles match at the 2020 US Open. (Photo by Carmen Mandato/USTA)

Qualifié pour la 10e finale de sa carrière sur le nouveau tournoi kazakh de Nur‐Sultan, Adrian Mannarino est revenu pour L’Équipe sur cette quali­fi­ca­tion dans des condi­tions bien parti­cu­lières. Sans langue de bois, le 39e mondial aborde les problé­ma­tiques de jouer dans une telle période et avoue se faire un peu violence. Et cela paie. 

« Je ne vais pas être faux‐cul. Ce n’est pas parce que je gagne des matches que je suis forcé­ment plus heureux d’être sur les tour­nois. Quoiqu’il arrive, c’est diffi­cile en ce moment. On est plus ou moins obligé de jouer de semaine en semaine. Même si les « prize money » baissent et les condi­tions sont moins marrantes, au niveau du clas­se­ment même si on ne perd pas les points, si on ne joue pas, d’autres joueurs nous passent devant. C’est un peu la course. Du coup, je me force à jouer », a déclaré le Tricolore.

« Déjà que les condi­tions ne sont pas faciles, si on va sur les tour­nois de semaine en semaine en sachant qu’on n’a pas vrai­ment de quoi défendre ses chances, c’est dépri­mant. Pouvoir rejouer au tennis norma­le­ment m’a redonné de la gaieté au quoti­dien. Tennistiquement, je me sentais plutôt bien, c’est juste que je ne pouvais pas du tout courir ni pousser sur ma jambe droite. Je suis content que les résul­tats arrivent même si, comme tout le monde, j’ai­me­rais qu’on puisse un peu plus profiter de la vie. »

Ce dimanche 1er novembre, Adrian Mannarino tentera de décro­cher son deuxième titre ATP face à l’Australien John Millman. 

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.