Jean‐François Caujolle lors d’une interview qu’il avait accordé à WeLoveTennis, en février 2012.
Alors que l’édition 2015 de l’Open 13 a connu son verdict hier avec la victoire de Gilles Simon en finale, Jean‐François Caujolle, directeur du tournoi, a tenu à s’exprimer devant la presse. Il a alors tiré un bilan de la semaine écoulée, sans oublier de mettre en avant ses ambitions marseillaises pour les prochaines années…
Jean‐François, quel bilan tirez‐vous de cette édition 2015 de l’Open 13 ?
« C’est une bonne édition sur le plan sportif notamment. Le tableau était dense. On a assisté à une très belle finale, même si ce n’est pas toujours facile entre deux joueurs français qui se connaissent bien. Encore une fois, il y a eu très bon niveau de jeu aujourd’hui (lire dimanche), entre deux anciens Top 10 qui remontent dans le hiérarchie. Il n’y a pas eu de non‐match. On a observé une grande intensité dans les rallyes malgré quelques coups de mou. C’était intense autant émotionnellement que techniquement parlant. »
Deux Français en finale ici à Marseille, c’était le scénario rêvé ?
« Je ne sais pas… C’est sur que pour le public ça a du l’être car il aime bien ce type de scénario, avec deux tricolores qui s’affrontent pour le titre. Pour un organisateur, c’est mieux d’avoir un joueur étranger contre un français. On assiste alors à une véritable prise de position du public, ce que l’on évidemment pas vraiment vu aujourd’hui. »
Accorder une wild‐card à Monfils qui par la suite atteint la finale, c’est ce qui s’appelle avoir une bonne intuition…
« Non, ça n’a rien à voir avec du flair ! Quand un joueur du calibre de Monfils demande une wild‐card pour venir ici, on ne peut pas se permettre de refuser, surtout en France… Alors oui il a joué le jeu même s’il n’a reçu aucune garantie, mais c’est normal. S’il n’avait pas voulu jouer il aurait invoqué une blessure ou une « personal reason ». »
Avec un tableau très dense pour un ATP 250, on peut imaginer l’Open 13 monter d’un cran au cours des prochaines saisons…
« Passer dans la catégorie supérieure, ça ne m’intéresse pas. S’appeler ATP 500 flatterait plus mon égo qu’autre chose… C’est plus délicat, d’autant plus qu’il faut rajouter plus de prize‐money pour avoir des joueurs supérieurs. Ce week‐end, c’était sold‐out. Je ne sais pas vraiment comment avoir plus de spectateurs ! Je réfléchis en tout cas en profondeur chaque année au tableau, car c’est ce qui est primordial pour amener du monde. Cette année, c’était les jeunes pousses avec Zverev, Coric, Pouille, Thiem… Pour la prochaine édition, on a déjà posé des jalons sur des joueurs comme Kei Nishikori et Grigor Dimitrov. »
Regrettez‐vous l’élimination prématurée des têtes d’affiche que sont Raonic, Gulbis et Wawrinka ?
« Ça fait partie du jeu ! Ici, la problématique avec un tableau de 2 ! est qu’une tête de série entre en lice contre un gars qui a déjà eu le temps de jouer, de se mettre en place, de s’adapter aux conditions… Le match de Raonic se joue à un point près, pour Wawrinka ça se tient en quelques millimètres sur la ligne lors du dernier point… La surface est très aléatoire car elle va vite. En tant qu’esthète et amateur du tennis, j’étais tout de même content que Bolelli gagne contre Raonic ! »
Quel est votre désir pour les prochaines éditions du tournoi ?
« Il faut encore renforcer les têtes de séries, bien que je ne souhaite pas devenir un ATP 500 comme je vous l’ai dit plus tôt. Par exemple, Stan (Wawrinka) a apprécié le tournoi même s’il a été très déçu de sa défaite. Pour 2016, on discute donc avec Nishikori et Dimitrov, mais aussi toujours avec les Français car c’est la base d’un tournoi ici. De plus, les jeunes pousses ont été signées sur plusieurs années. Il faut continuer à être clairvoyant sur la mise en place d’un bon tableau, c’est ce qui fait la crédibilité de l’évènement. Ici, c’est le plan sportif qui prime. »
Publié le lundi 23 février 2015 à 13:37



