Que l’on aime ce Gael Monfils ! Opposé au tombeur de Milos Raonic au tour précédent, Gael s’est montré très sérieux et s’est imposé 6–4 6–4. Le Parisien a notamment pu s’appuyer sur un excellent premier service, clé de sa victoire du jour. Il affrontera en demi‐finales Robert Bautista Agut, pour une remake de leur rencontre la semaine passée à Rotterdam.
Le Palais des Sports ‑relativement timide lors du premier match de la journée‐ salivait à l’idée de « voir du Monfils ». Pour ce deuxième quart de finale à Marseille, Gael Monfils affrontait donc Simone Bolelli, 56ème joueur mondial et récent vainqueur en double de l’Open d’Australie. Le Français, toujours très soutenu en terre tricolore, a choisi de relancer à l’issue du tirage de sort. Il aurait tout à fait pu choisir de servir tant ce coup fut efficace aujourd’hui ! Des premières balles à plus de 200km/h mettent aussitôt Bolelli en difficulté et offrent au Parisien trois jeux blancs. Un break durant le deuxième jeu de l’italien et le premier set est bouclé. Un peu moins efficace au service, Monfils, décidément tourné vers l’avant, continue d’enchainer. Un break blanc à 4 partout lui offre la possibilité de terminer cela en deux sets. Une opportunité qu’il s’empresse de saisir en terminant sur un service volée, comme un symbole. 6–4 6–4, direction les demies pour Monfils.
Un match tranquille pour La Monf
Monfils, qui n’avait plus joué l’Italien depuis 2007, a montré de très belles choses sur ce match. Une excellente attitude, un jeu vers l’avant performant, Monfils semble avoir compris qu’il fallait qu’il profite de sa puissance de jeu pour abréger les échanges. Son entraineur, Jan De Witt, n’est surement pas étranger à cette petite révolution… Il devra continuer sur cette lancée dès demain contre Bautista Agut. Leur dernier affrontement de la semaine dernière fut très accroché, victoire de Monfils 7–5 7–6 ! Méfiance donc face à ce joueur qui ne cesse de progresser. Illustration parfaite de cette évolution : l’Espagnol a été élu, par ses pairs, « Most Improved Player » en 2014.
De votre envoyé spécial à Marseille
Publié le vendredi 20 février 2015 à 17:33



