Victorieux en finale de l’Open 13 face à Gael Monfils, c’est un Gilles Simon heureux mais fatigué qui s’est présenté en conférence de presse. Le Niçois, désormais joueur français en activité le plus titré, a répondu aux questions des journalistes avec un sourire non‐feint. Extraits.
On a le sentiment que vous êtes allé au bout de vous‐même sur cette finale…
« J’ai tout donné aujourd’hui, comme hier. C’était le thème de la semaine je crois (rires). J’ai du mal à juger de la performance du match, j’ai donné tout ce qui me restait. Je n’ai pas compté mes efforts, même si j’ai essayé de les gerer. Après la rencontre, tout se relâche car c’est fini. Il y a eu comme un vide… De toute manière, je crois que la tension n’a jamais très haute cette semaine ! Ça a été difficile. J’ai mal géré mon deuxième tour donc je l’ai trainé jusqu’au bout, et j’ai serré les dents sur les matches suivants. »
Le gain du premier set était hyper‐important avec une telle condition physique…
« Gagner le premier set était impératif car je sais que si je le perd, je vais baisser physiquement et c’est terminé. Je n’ai pas les jambes sur les appuis, ni la force. J’aimerai me décaler, prendre en coup droite et frapper fort mais impossible. Je ne me suis pas fatigué et j’ai relancé plus tranquillement. J’avais beaucoup envie d’essayer sur le court mais je n’avais pas la caisse. Ça m’a bloqué des options mais ça m’a rendu les choix plus simples. Je ne pouvais pas faire tout ce que je voulais faire. »
Encore une fois, on a bien cru que vous étiez dans la tête de Gael Monfils aujourd’hui…
« Concernant Gael, je sais ce qu’il va faire sur un court. Mais lui aussi me connait, il connait mes zones. On l’a bien vu aujourd’hui, où j’ai eu des penalties à un metre du filet mais il était deja là, prêt à me contrer. Ca marche dans les deux sens ! J’essaye de rester en contrôle et je lui demande de faire ce qu’il n’aime pas. Mais il sait aussi que ça m’énerve de ne pas parvenir à le déborder, il me fait monter plus haut et me fait le passing à chaque fois (rires). »
Vous avez un très bon bilan lors des finales que vous avez disputé. Comment vous l’expliquez ?
« Chaque joueur a une approche différente lors des finales et doit trouver celle qui est optimale. Dans mon mode de fonctionnement, la finale ne m’a jamais fait peur. Je suis d’avantage sur les premiers tours. Les finales ne sont jamais des mauvais matches, car je connnais le court par coeur. Je ne sais pas à l’avance si ça sera si suffisant ou non mais, au moins, je sais dans quoi je m’embarque. »
Quel est le sentiment qui domine, sachant qu’il n’y a plus que Noah devant vous au nombre de titres remportés ?
« 12 titres, c’est bien. La victoire est un sentiment particulier. Le tennis est un sport difficile car, parfois, on fait de bonnes semaines mais il n’y a pas de titre au bout. Un trophée est rare car il n’arrive qu’une ou deux fois dans l’année, à part pour les tous meilleurs. »
Allez‐vous lever le pied les prochaines semaines, sachant que vous êtes complètement cuit ?
« Oui, ça va etre très dur de travailler le physique.. J’avais prévu deux jours de repos, je vais donc surement en faire plus. cet hiver, je n’ai pas pu faire la péparation que l’on voulait avec mon coach. Là, j’ai joué quatre semaines de suite. Mon genou me fait mal, je n’ai plus les jambes. »
De votre envoyé spécial à Marseille
Publié le dimanche 22 février 2015 à 19:16



