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Alcaraz fait durer le plaisir et met un gros coup sur la tête de Sinner

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La riva­lité que tout le monde attend, entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, vivait un nouvel épisode ce mercredi à l’oc­ca­sion de la finale de l’ATP 500 de Pékin. Si les deux phéno­mènes s’af­fron­taient déjà pour la dixième fois sur le circuit prin­cipal, et la deuxième fois cette année après deux victoires d’Alcaraz, ils se retrou­vaient pour la première fois en finale d’un tournoi depuis Umag en juillet 2022.

Forcément très attendu, ce match a répondu aux attentes, notam­ment grâce au scénario diffi­cile à lire. Alors qu’il domi­nait la première manche, qu’il menait 5–2 et qu’il se procu­rait trois balles de set, Alcaraz finis­sait par la perdre au tie‐break, un domaine dans lequel Sinner restait presque intou­chable depuis quelques mois (18 tie‐breaks remportés sur les 19 derniers disputés).

L’Espagnol semblait pouvoir faire des diffé­rences plus faci­le­ment, notam­ment grâce à un style très offensif, mais le numéro 1 montrait pour­quoi il domi­nait le tennis mondial en se montrant plus solide sur les points importants.

L’intensité augmen­tait dans le deuxième set. Les deux joueurs se procu­raient des oppor­tu­nités mais cette fois, Alcaraz ne trem­blait pas et reve­nait dans la partie grâce encore à quelques coups dont il a le secret.

Alors que la partie semblait dépendre d’Alcaraz, ce dernier commet­tait quelques fautes permet­tant à un Sinner oppor­tu­niste de s’ac­cro­cher. La partie se réglait au jeu décisif, où l’Espagnol évoluait à un niveau de jeu monu­mental pour enchaîner sept points de suite et enfin conclure. 

Grâce à sa magie, Carlos Alcaraz s’im­po­sait après 3h24 de jeu, 6–7(6), 6–4, 7–6(3), rempor­tait son 6e duel sur 10 contre Sinner (le 3e sur 3 cette année !) et glanait un 16e titre en carrière, à 21 ans. Exceptionnel.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.