Le gratin du tennis mondial s’est donné rendez‐vous à Pékin pour disputer l’Open de Chine qui débute lundi. Andy Roddick, Novak Djokovic, Robin Soderling, Fernando Gonzalez, David Ferrer, Fernando Verdasco, Nikolay Davydenko et bien sûr Rafael Nadal, principale attraction du tournoi seront de la partie. L’Espagnol revient à cette occasion sur le court central du Centre National Chinois de Tennis où il avait été sacré champion olympique il y a un peu plus d’un an. Celui qui était alors numéro 1 mondial n’a plus disputé le moindre match depuis sa demi‐finale perdue face à Juan Martin Del Potro à l’US Open. Rafa, qui affrontera Baghdatis pour son entrée en lice, s’est confié à la presse en attendant ce premier test.
« Cette année a été plus difficile pour moi parce que j’ai été blessé au genou puis aux abdominaux lors de l’US Open. Mais les résultats sont bons. Je suis heureux d’être redevenu numéro deux mondial, d’avoir gagné trois Masters 1000 et un Grand Chelem. C’est important pour moi de finir l’année aussi bien que possible et d’essayer d’être prêt pour la Coupe Davis, pour mon pays. J’ai le temps de m’entraîner pour être prêt l’an prochain. »
Concernant son retour sur les courts, Rafa reste prudent. « J’espère être prêt, ce serait bien. Mais après une année comme celle‐ci, tu as toujours un peu peur. » Et lorsque les gens parlent de son jeu agressif, voilà ce que le champion répond : « Les gens ont beaucoup d’opinions. Ils parlent beaucoup mais vous savez, je suis devenu pro à l’âge de 16 ans. Ça n’a sûrement pas été le meilleur moment pour commencer, lorsque le corps n’a pas encore terminé son développement. J’ai déjà 7 ans de carrière. Je pense que c’est déjà une longue carrière non ? Beaucoup de joueurs débutent à 21 ans et terminent à 29. J’ai joué les cinq dernières années sans jamais descendre au delà la seconde place mondiale, excepté cette année, et, si ton corps n’est pas dans de bonnes conditions, c’est impossible de rester cinq ans dans le Top 2. Tout le monde le disait en 2005 et maintenant nous sommes en 2009 et je suis toujours à la même place. J’ai toujours travaillé dur pour être au top. Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour jouer mon meilleur tennis. Bien sûr, j’aimerais servir comme Karlovic ou volleyer comme Federer mais mon jeu est différent. Je suis bien avec mon jeu. Avec mon jeu, j’ai eu une belle carrière jusque là. Si je dois jouer 3 ans de plus, ce sera trois ans de plus, si c’est un an, ce sera un an, 10 ans de plus, 10 ans de plus… Mais c’est impossible de dire maintenant si je changerai mon style de jeu. »
Enfin, Nadal revient sur la défaite de Madrid en tant que ville organisatrice des Jeux Olympiques de 2016. « C’était dur pour nous, d’être arrivés jusqu’en finale. On a tout fait pour 2012, puis 2016. Je pense que Madrid a réalisé un très bon travail. C’est dur pour l’Espagne, pour Madrid, pour tous les gens qui ont ardemment travaillé depuis longtemps, mais vous savez, je pense que Londres et Madrid sont trop proches, c’est ce que je ressens. Ils devaient changer de continent, c’est ce que je pense… Ils ne l’ont pas dit mais c’est ce qui nous a pénalisé avant même que nous portions notre candidature pour les Jeux de 2016. Nous sommes déçus mais en même temps, nous sommes arrivés en finale. Je ne sais pas si en 2020 nous porterons une fois de plus notre candidature mais je sens qu’on touche au but. Si nous continuons aussi énergiquement, je sens que Madrid va finir par organiser les Jeux, je l’espère en tout cas. »
Publié le dimanche 4 octobre 2009 à 17:36



