Matteo Berrettini s’impose assez facilement contre Andy Murray (6−3, 6–3). Il rejoint Daniel Evans en quarts de finale, vainqueur plus tôt d’Adrian Mannarino.
Murray n’a pas été ridicule, loin de là. Mais Berrettini était trop costaud. L’Italien, quart de finaliste à Roland Garros, est un client sur gazon. Vainqueur de Stuttgart en 2019, ses coups puissants sont difficiles à contrôler sur cette surface. Impérial au service (83% de points gagnés derrière sa première balle, aucun break concédé), inspiré au filet (malgré un smash carrément raté en milieu de deuxième set), le neuvième mondial a rendu une copie très propre. Moins tranchant, Andy a abandonné deux fois son engagement dans la première manche. Il a couru après le score dans la deuxième sans jamais réussir à refaire son retard. Pas réaliste sur ses occasions de break (0÷3), il s’est bagarré comme à son habitude jusqu’à la fin du match mais les accélérations en coup droit de Berrettini se sont avérées dévastatrices. Petit motif de satisfaction : l’Ecossais n’a pas semblé gêner dans ses déplacements. De son côté, Berrettini confirme sa bonne forme du moment. Il sera un outsider sérieux à Wimbledon.
Publié le jeudi 17 juin 2021 à 16:36



