En conférence de presse, le joueur argentin qui a dominé Tommy Paul en trois sets (6−7, 6–4, 6–3) et remporté le plus beau titre de sa carrière n’en revenait pas. Ce succès est d’autant plus innatendu que l’Argentin avat vécu un Roland Garros terrible.
« À Roland Garros, je l’ai très mal vécu, je n’étais pas bien. J’étais en conflit avec le tennis, avec la vie. Je ne prenais plus de plaisir. C’est une partie du sport professionnel, ça arrive à beaucoup de gens, mais les gens ne le comprennent pas : ils pensent que l’on est une machine. Parfois, les choses en dehors du court ne sont pas au mieux, et à l’intérieur, avec la tension et les nerfs, toutes les émotions remontent à la surface. Aurais‐je pu mieux faire ? Sans doute, si j’avais eu la sérénité et la clarté de cette semaine. Mais je ne prenais plus de plaisir, j’entrais sur le court pour jouer, juste pour jouer. Malheureusement, dans notre profession, tu as un mauvais jour et tout le monde est au courant : tu es exposé. Tu fais la une partout. Je me suis calmé, je suis rentré à Buenos Aires et j’ai pris une semaine de repos. J’avais besoin de m’éloigner et de retrouver un peu l’envie. Il a fallu reconstruire jour après jour. Je n’avais pas d’attentes : j’ai perdu tous les sets d’entraînement, même si jour après jour je jouais un peu mieux. J’ai fini par jouer de manière spectaculaire comme si c’était ma surface naturelle »
Publié le lundi 22 juin 2026 à 08:44



