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L’histoire touchante de Peniston, 180e et tombeur de Ruud : « La chimio­thé­rapie a affecté ma crois­sance, j’étais vrai­ment petit jusqu’à l’âge de 14 ou 15 ans »

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Ryan Peniston a réalisé le coup du jour mardi en sortant Casper Ruud, certes peu à l’aise sur terre battue mais tout de même 5e mondial. Après sa victoire, le Britannique de 26 ans a raconté son histoire touchante à l’ATP. Atteint d’un rhab­do­myo­sar­come, un cancer des tissus mous, alors qu’il n’avait qu’un an, il ne se souvient de rien mais il sait à quel point cette période a affecté sa famille. Cette épreuve diffi­cile, dont il a pris conscience au fil des ans, a eu quelques consé­quences même s’il est tota­le­ment guéri. Elle a façonné son carac­tère et même son style de jeu. 

« La chimio­thé­rapie a affecté ma crois­sance. J’étais vrai­ment petit jusqu’à l’âge de 14 ou 15 ans. J’étais presque plus petit que mes amis. De ce point de vue, cela m’a presque aidé en termes de tennis parce que j’ai pu travailler sur certaines compé­tences que les autres joueurs ne travaillaient pas. Par exemple, mes mouve­ments, l’uti­li­sa­tion de mes mains et mes tactiques. Finalement, cela m’a beau­coup aidé et quand j’ai commencé à grandir un peu, j’ai pu appré­cier le fait que j’étais si petit quand j’étais plus jeune. Mais l’as­pect le plus impor­tant à long terme a été ma menta­lité », a confié le 180e mondial, opposé à Francisco Cerundolo en huitièmes de finale au Queen’s. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.