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Murray tond son gazon

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Andy Murray rejoint Juan Carlos Ferrero en demi‐finale du Queen’s Club. L’Ecossais remporte une victoire probante sur Mardy Fish, 7–5 6–3.

Une heure et dix minutes ont suffi au Britannique pour surclasser l’Américain, 25ème joueur mondial. Andy Murray s’est montré extrê­me­ment solide tout au long du match, réali­sant trois breaks aux moments les plus oppor­tuns. Mais c’est au service qu’il s’est montré le plus impres­sion­nant. Ses 70% de premières balles lui ont permis de remporter 97% des points derrière, bien aidés par 11 aces. Au total, il n’aura laissé que 5 petits points sur son enga­ge­ment, 3 dans la première manche, 2 dans la seconde.

Fish acculé

Mardy Fish s’est rapi­de­ment retrouvé acculé. Avec un pour­cen­tage de premier service oscil­lant entre 60 et 70%, il se devait d’être perfor­mant en secondes balles. C’est raté, ou plutôt est‐ce Murray qui a bien retourné. 70% des points sur ces secondes sont allés dans la musette du numéro 3 mondial. 

« Encore plus de confiance ! »

« C’est le genre de victoire qui me donne encore plus de confiance », avoue le prin­cipal inté­ressé à l’issue de la rencontre. « Il a bien entamé le match, mais je lui ai envoyé quelques bons passing à 5 jeux partout, dans le premier set, et j’ai réussi à le breaker », explique‐t‐il. Avant de conclure, conscient de sa perfor­mance : « Je savais que c’était un gros test et je suis super content de la manière dont j’ai servi. »

Un premier test

C’est donc avec brio qu’Andy Murray remporte son premier « test » sur gazon, cette saison. Même si Mardy Fish n’est pas au sommet de sa forme, son jeu, tourné vers l’of­fen­sive et l’ame­nant à quelques services/volées, lui permet régu­liè­re­ment de briller sur surface rapide. L’on se rappelle, notam­ment, ses finales aux Master Series de Cincinnati (2003) et d’Indian Wells (2008), aux JO d’Athènes… Si Wimbledon ne lui a jamais sourit, à l’instar de tous les Grands Chelems, il a aussi disputé des finales sur les gazons anglais et alle­mands, à Nottingham en 2003 et à Halle en 2004. 

Une demi inédite

En demi, c’est un quart de fina­liste à Wimbledon 2007 qui se dresse sur la route de l’Ecossais : Juan Carlos Ferrero. Si l’ad­ver­saire n’est pas à prendre de haut, la forme actuelle d’Andy Murray laisse opti­miste quant à ses chances d’at­teindre la finale. Ferrero, même s’il « se sent bien et ne veut se concen­trer que sur son jeu », sait que la tâche sera rude : « Jouer contre lui, ici, dans son pays, sur herbe… Aucun élément n’est en ma faveur. Ce sera diffi­cile. »

Une rencontre inédite en pers­pec­tive, entre une gloire passée et une gloire montante, pour leur première confron­ta­tion sur le circuit ATP.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.