Andy Murray domine Jo‐Wilfried Tsonga en finale du tournoi du Queen’s, à Londres. L’Ecossais l’emporte 3–6 7–6(2) 6–4, en 2h25, et peut soulever le 17ème trophée de sa carrière.
Un match se joue souvent à peu de choses. Et ce peu, les champions savent en faire leur parti. Andy Murray, quatrième joueur mondial, en est. Face à un Jo‐Wilfried Tsonga solide, mais en léger surrégime, il a su serrer les vis aux moments opportuns, faire preuve de patience, sans jamais abdiquer. Pourtant, à la fin du premier set, on aurait aisément adressé ces qualifications à Jo. Le Français, malgré un faible pourcentage de premières balles – 49% -, se montre solide d’entrée de jeu. Les trois balles de break qu’il concède sont sauvées et il chipe le service de son adversaire sur sa seule occasion. Voir notre Tsontson national dominer Andy‐Grognon 6–3 devant son public, c’est ce qu’on appelle une belle surprise.
La deuxième manche tourne rapidement au bras de fer. Chacun des deux joueurs remporte sept points sur dix sur sa mise en jeu et sauve les quelques balles de break laissées en route. Le huitième jeu l’illustre bien côté Tsonga, puisqu’il efface quatre break points, avant de revenir à 4–4 en envoyant du plomb en service – on frise les 230 km/h -, dans un jeu d’une douzaine de minutes. Un peu plus tard, à 5–5, la chance du Tricolore tourne. Il se procure deux balles de 6–5 sur service adverse ; deux balles sauvées l’une sur une amortie très bien touchée d’Andy Murray, l’autre sur une bande capricieuse qui fait tomber la balle du mauvais côté. Le tie‐break tourne en faveur de l’Ecossais qui serre le jeu au bon moment et remporte cinq points d’affilée, 7–6(5).
Mentalement, pour Jo, ce troisième set s’annonce difficile. Il s’accroche jusqu’à 2–2, puis lâche son service une dernière fois. Ce sera celle de trop, puisqu’il ne sera jamais en mesure de récupérer cette mise en jeu de retard. Andy Murray s’impose au final, après un ultime coup de patte – entre les jambes, à la volée, à 4–3, 3–6 7–6(2) 6–4, en 2h25.
La pluie aura fait attendre les spectateurs et joué bien des tours à cette finale 2011, mais le spectacle aura été à la mesure des complications météorologiques. Si Andy Murray remporte brillamment le 17ème titre de sa carrière et le deuxième aux Queen’s, après 2009 – un succès mérité -, Jo‐Wilfried Tsonga peut, lui aussi, être très satisfait de cette semaine londonienne, qui l’aura vu battre Rafael Nadal – certes, un peu dilettante – et produire un excellent tennis en finale. Cela augure de belles choses pour la semaine prochaine !
Un point superbe dans le douzième jeu du deuxième set, avec Eurosport :
Publié le lundi 13 juin 2011 à 16:27



