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Cédric Pioline, direc­teur du tournoi, sur le divorce et la fin de carrière de Gaël Monfils : « Dès qu’il a pu prendre un peu de recul, si c’est possible, il n’a jamais eu l’intention, dans son esprit, de ne pas avoir de moment »

S’il a mis fin à sa carrière de manière anti­cipée après sa sépa­ra­tion avec Elina Svitolina, Gaël Monfils aura le droit à une céré­monie en son honneur mardi soir lors du Rolex Paris Masters à la Plénitude Arena de Nanterre.

Dans l’émission « Retour Gagnant » d’Europsort, le direc­teur du Masters 1000 fran­çais, Cédric Pioline, a dévoilé les coulisses de cette décision.

« On fait de l’évé­ne­men­tiel sportif ! On est ravis qu’il ait annoncé son envie de venir pour avoir cette céré­monie après 23 ans de carrière… Il en a 40, donc il a passé plus de la moitié de sa vie en tant que pro, rien que ce chiffre est abso­lu­ment dingue. Sa carrière a été magique et magni­fique, avec deux finales notam­ment à Paris. Il a cette possi­bi­lité de dire au revoir à son public, on sait que sa cote d’amour est unique. Il est plus qu’at­ta­chant, donc on est ravis. Sa sépa­ra­tion est dure au niveau personnel, il y avait des points d’in­ter­ro­ga­tion mais on est un peu à son service pour l’ac­com­pa­gner et le soutenir dans ce moment de vie diffi­cile. Et double­ment, puis­qu’il a aussi cette fin profes­sion­nelle qui était programmée, cette petite mort. Je lui ai dit : ‘la déci­sion t’ap­par­tient, mais c’est ton moment. Si tu ne le fais pas là… Six mois plus tard à Roland‐Garros, ce n’est plus pareil’. Le moment serait un peu évaporé, d’une certaine manière. Il a toujours eu à l’es­prit de le vivre. Il a eu un choc émotionnel mais dès qu’il a pu prendre un peu de recul, si c’est possible, il n’a jamais eu dans son esprit l’in­ten­tion de ne pas avoir un moment. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.