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Djokovic cause des maux de tête à Tsitsipas et rejoint Rune en finale

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Le patron, c’est bel et bien Novak Djokovic. Invaincu sur le circuit depuis sa défaite contre Rafael Nadal le 31 mai dernier en quarts de finale de Roland‐Garros, le Serbe pour­suit sa série. Il écarte Stefanos Tsitsipas au bout du suspens ce samedi pour atteindre sa huitième finale à Bercy. Il défendra son titre face à Holger Rune, tombeur de Felix Auger‐Aliassime.

Le Serbe commence sa demie dans la lignée de son impres­sion­nante perfor­mance face à Lorenzo Musetti en quarts. Il joue un tennis presque parfait. Il semble injouable par moment. Les statis­tiques parlent d’elles‐mêmes : il convertit ses deux balles de break et ne perd qu’un point sur son service dans une première manche conclue en 31 minutes.

Djokovic mène 30–0 dès le premier jeu de service d’un Tsitsipas qui paraît presque résigné, abattu. On peut alors penser que l’homme aux 21 titres du Grand Chelem va rapi­de­ment s’en­voler vers la victoire. Et pour­tant. Le Grec tient le coup, le public en rede­mande et il décide alors de se révolter. Il se relâche, sert mieux et fina­le­ment le scénario inverse se produit dans ce deuxième set où Tsitsipas fait preuve d’efficacité. 

Nole s’agace. Il vient de perdre le premier set de sa semaine pari­sienne. Il se défoule en hurlant sur son clan. Et c’est lui qui se procure les premières occa­sions sur le service de son adver­saire. Il montre quelques signes de fatigue. Tsitsipas, en danger à 4–4, s’en sort encore. Djokovic, lui, se balade au service. Et c’est fina­le­ment logique qu’il finisse par faire la diffé­rence au bout d’un tie‐break haletant. 

Novak Djokovic exulte ! Il s’im­pose 6–2, 3–6, 7–6(4) en 2h22 de match et bat Stefanos Tsitsipas pour la huitième fois de suite. Il tentera dimanche de remporter un 91e titre, un 39e Masters 1000. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.