Federer, le retour !

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On le pres­sen­tait, c’est désor­mais confirmé. Roger Federer est bel et bien en train de retrouver son meilleur tennis. Le Suisse l’a prouvé de la meilleure des manières cet après‐midi à Bercy en domi­nant l’homme fort du moment, à savoir Juan Martin Del Potro. Une victoire en trois sets, 6–3 4–6 6–3 et 1h43 pour le numéro 6 mondial qui tentera de fêter ses retrou­vailles avec Novak Djokovic demain par une quali­fi­ca­tion pour la finale de Bercy. Et pour­quoi pas ?

Cela faisait bien long­temps que l’on n’avais plus vu Federer à ce niveau. On vous le confirme, c’est toujours aussi impres­sion­nant. Quand le coup droit fuse, que le revers file et que les volées claquent, le Suisse passe dans une autre dimen­sion. Cet après‐midi à Bercy, Federer a prouvé à quel point il était encore capable de bien jouer au tennis, tout tren­te­naire, et tout 6e mondial qu’il soit.

Extrêmement rapide et précis sur les jambes, le Suisse a fait tourner en bour­rique un Del Potro qui n’avait plus autant de points gratuits à se mettre sous la dent que d’or­di­naire (seule­ment 4 fautes directes dans la première manche pour Federer !). Alternant chip, lifts et coups droits claqués, le Suisse utili­sait à merveille cette mayon­naise qui gêne tant l’Argentin. Si tout aurait pu être bouclé en deux manches, vue la domi­na­tion de l’ex‐numéro 1 pendant la première heure de jeu, Del Potro se montra oppor­tu­niste pour concré­tiser sa deuxième occa­sion de break du match et ainsi revenir à une manche partout (6–4). A cet instant, on pouvait croire que le Suisse allait céder physi­que­ment et son jeu s’ef­fi­lo­cher propor­tion­nel­le­ment. Que neni, Roger voulait ce match, coûte que coûte. Et c’est à coup de crochets du droit et de hurle­ments de rage que le Suisse allait cher­cher cette victoire ô combien impor­tant pour lui, 6–3 dans l’ul­time acte.

« Je suis très content » lâchera‐t‐il au public de Bercy, tout acquis à sa cause. « Juan Martin est l’un des hommes à battre du moment, c’est vrai­ment bien d’avoir pu gagner ce match. Maintenant c’est Djokovic ? Ca tombe bien, je ne l’ai plus joué depuis long­temps (sourire). » Même pas peur, Roger !

De votre envoyée spéciale à Bercy

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