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Forget : « Une aubaine que Federer et Nadal puissent encore viser des record »

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Après le tirage au sort du tableau final, Guy Forget s’est exprimé sur l’édi­tion 2017 du Rolex Paris Masters. Le direc­teur du Masters 1000 pari­sien a fait le point sur les diffé­rents sujets, notam­ment les présences de Rafael Nadal et, pour l’ins­tant, de Roger Federer, mais aussi sur les joueurs trico­lores à un mois de la finale de Coupe Davis.

Le tableau est dominé par la présence de Rafael Nadal et, pour l’instant, de Roger Federer…

On doit s’en réjouir, surtout quand on voit leur parcours depuis le début de saison. C’est prodi­gieux. Aujourd’hui, ils sont numéros 1 et 2 sur cette fin de saison et ils sont indé­bou­lon­nables. Ils pour­raient, peut‐être, s’affronter en finale du Rolex Paris Masters. Le public fran­çais a hâte de voir ces deux garçons en indoor, sur une surface autre que la terre battue. Rafa est déjà à pied d’œuvre puisqu’il s’est déjà entraîné sur le court central. Roger, lui, peau­fine les derniers réglages à Bâle.

Et curieu­se­ment, il n’y a jamais eu de finale entre Federer et Nadal…

Cela ne me déran­ge­rait pas que ça arrive pour la première fois cette année (sourire). Mais nous sommes aussi à la veille d’une finale de Coupe Davis, alors on souhai­te­rait voir un ou deux joueurs fran­çais dans le dernier carré. Si c’était Federer – Nadal, on ne pour­rait pas s’en plaindre.

Avez‐vous eu peur que Nadal, forfait à Bâle, ne vienne pas ?

Oui, on a été soulagé car on est toujours inquiet. Rafa a été blessé ces dernières saisons et certains le pensaient fini. Malgré les douleurs, il a remporté deux titres du Grand Chelem. En cette fin de saison, il a la pers­pec­tive de terminer numéro 1 mondial, il va tout faire pour la conserver. Roger Federer, lui, veut battre tous les records. A Bâle, il se dit qu’il peut lui reprendre 500 points et pour­quoi pas quelques points encore au Rolex Paris Masters car l’indoor rapide, c’est sa surface. C’est une aubaine pour nous qu’ils puissent encore viser des records.

Comment expliquez‐vous que Nadal éprouve plus de diffi­cultés en indoor ?

En fait, la grande force de Rafa est qu’il est le plus fort menta­le­ment. Il possède une immense capa­cité d’adaptation. Quelles que soient les condi­tions exté­rieures, il produit un niveau de jeu extrê­me­ment stable. Il arrive à détruire menta­le­ment ses adver­saires grâce à cette capa­cité d’adaptation. En salle, c’est diffé­rent, il n’y a pas de vent, pas de soleil. Ce sont les virtuoses qui sont capables de gagner en deux, trois coups de raquette. Son service, peut‐être moins percu­tant que les autres, lui joue des tours. Il n’arrive pas à trouver la solu­tion face à des joueurs comme Federer ou des puncheurs comme Isner.

Quels sont les outsi­ders pour cette édition ?

J’ai envie de dire les Français ! A quelques semaines de la finale de Coupe Davis, nos joueurs vont avoir envie de se montrer devant Yannick Noah. Je crois que l’on peut attendre de belles choses de leur part. Ensuite, il y a Zverev qui a quand même gagné deux Masters 1000 cette saison (Rome et Montréal), ou Dimitrov qui peut tirer son épingle du jeu en indoor. Le niveau est élevé.

Est‐ce que les nombreux forfaits déva­lo­risent le tournoi ?

Souvenez‐vous il y a un an, Federer et Nadal étaient mori­bonds. On se rend compte, un an plus tard, que les anciens ont dominé le tennis. Quand on est plus vieux juste­ment, on récu­père moins vite, on a un peu plus de bles­sures. C’est le cas de Wawrinka, Djokovic ou Murray. Ils n’ont pas raté que le Rolex Paris Masters, ça fait déjà plus de deux mois qu’ils sont hors du circuit ! Ce sont donc des bles­sures sérieuses. L’ATP et nos diri­geants doivent se poser les bonnes ques­tions sur l’évolution du jeu, la longueur des matchs, les calen­driers… Il doit y avoir une profonde réflexion qui doit être effec­tuée dans ce sens pour préserver les orga­nismes. A Indian Wells, ils sont tous présents, mais c’est aussi le premier Masters 1000 de l’année. En fin de saison, c’est plus compliqué.

Guy Forget a évoqué l’im­por­tance du Rolex Paris Masters pour les joueurs trico­lores à un mois de la finale de Coupe Davis…

Guy Forget est revenu sur le sujet délicat des wild‐cards et notam­ment Paul‐Henri Mathieu…

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.