AccueilATPATP - Rolex Paris MastersGasquet : "Beaucoup de fierté"

Gasquet : « Beaucoup de fierté »

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Vainqueur convain­cant de Kei Nishikori dans la foulée de sa quali­fi­ca­tion pour le Masters, c’est très heureux que Richard Gasquet s’est présenté face à la presse. Les yeux pétillants, le Français s’est longue­ment exprimé sur cette quali­fi­ca­tion, insis­tant sur la fierté de retrouver le tournoi des maîtres. Le numéro 10 mondial n’ou­blie pas non plus de parler de Bercy et de son envie de bien faire en quarts de finale demain, sans doute face à Nadal.

Richard, est‐ce que tu peux nous raconter la demi‐heure que tu vis entre 19h et 19h30 ?

C’était pas banal de se retrouver dans cette situa­tion. D’un côté, tu te dis : « Je ne regarde pas le match de Raonic, je me concentre sur le mien ». Mais en même temps tu sais que s’il perd, tu es qualifié. Il y avait un peu de pres­sion. Forcément, j’étais un peu soulagé de le voir perdre, c’est le sport, c’est normal. Mais une fois l’émo­tion passée, je savais que j’avais un gros match à jouer, sur un central de Bercy plein, en session de soirée. J’étais très motivé, il fallait que je gagne. L’enchaînement ne pouvait pas mieux se passer pour moi.

Tu as été faire un bisou à Berdych à la fin ?

(Il sourit) Ca aurait été compliqué ! Pendant son match contre Raonic, je voyais Piatti (Ndlr, son coach) qui était tres crispé, il ne parlait pas, il n’en pouvait plus. Il y a eu un tie‐break diffi­cile qu’on a tous regardé ensemble, c’était pas facile à vivre ! Mais voilà, Berdych a fait un bon match, c’est sûr que ça aide. Après, si Raonic avait gagné, c’était pas non plus la fin du monde. C’est aussi à moi de gagner les matchs, je ne dois pas attendre la défaite des autres. J’avais vrai­ment à coeur de gagner ce match car cela aurait été dur de finir une telle journée sur une défaite. Au final, j’ai bien joué, bien couru. C’était un beau match.

Est‐ce que tu peux comparer cette quali­fi­ca­tion à celle de 2007 ?

C’était plus diffi­cile cette saison qu’il y a 6 ans. Le niveau est très, très fort aujourd’hui. J’ai gagné 50 matchs cette année, fait demi‐finale à l’US Open, remporté 3 tour­nois. Je ne me suis quasi pas blessé, j’ai fait une saison pleine. Franchement, c’était plus dur cette fois que pour Shanghai. J’ai mieux joué cette année qu’en 2007, je suis un meilleur joueur qu’à l’époque. C’est une récom­pense de ma belle saison et je suis très fier de pouvoir y retourner. Si on m’avait dit il y a 2–3 ans que je retour­nerai au Masters, je ne suis pas sûr que je l’au­rais cru.

Si l’on revient un peu sur le match de Nishikori…

J’ai essayé de jouer un peu haut, bombé, car je sais qu’il est très fort en rythme. Je l’ai breaké assez vite, ce qui m’a donné confiance. Au final, j’ai fait un match plein, je n’ai pas eu de trou. C’est une journée parfaite pour moi, on ne peut pas rêver mieux qu’aujourd’hui.

Vous allez peut‐être affronter Nadal demain, ce sera une première dégus­ta­tion de ce qui vous attend à Londres.

Ce ne sera pas la première fois que je dégus­terai en tout cas (Sourire). J’ai dégusté plus de 10 fois contre lui ! Plus sérieu­se­ment, c’est un grand match à jouer. En indoor, c’est la surface où j’ai le plus de chances de gagner. J’en ai en tout cas plus que sur terre battue. Malgré cela, ce sera évidem­ment lui le favori. C’est le joueur qui me pose le plus de problèmes. C’est aussi un mec que j’ap­précie beau­coup. Voilà, c’est toujours très diffi­cile de jouer contre lui, il a un vrai ascen­dant. Mais bon, c’est la bonne surface et le bon endroit pour le jouer, si je veux le battre.

Est‐ce que vous pouvez nous parler du Masters. C’est quoi le Masters, c’est magique ?

C’est déjà une salle fabu­leuse. J’y suis allé l’an passé comme rempla­çant et j’ai pu prendre conscience de l’am­pleur de l’évè­ne­ment. C’est au‐dessus de Shanghai je crois. C’est vrai­ment un évène­ment très pres­ti­gieux. C’est plein tout le temps, tu sens que les gens sont très excités par tous les matchs. Non, c’est vrai­ment fabu­leux. Il y a beau­coup de fierté d’y participer. 

Et puis il y a ce vestiaire bien garni en arrivant…

(Il ne peut retenir un bref sourire)… Oui, il n’y a que des grands joueurs, c’est un évène­ment fabu­leux. Il n’y a que des gros matchs à jouer, ça ne va pas être évident, mais je suis très heureux d’en être. Entre mon quart de finale à Bercy demain et ce tournoi, je sais main­te­nant que je n’ai plus que des finales à jouer. Ca va être beau­coup de plaisir.

De votre envoyée spéciale à Paris Bercy