Vainqueur de seize de ses dix‐huit derniers matchs, Holger Rune se trouve dans une forme éblouissante. Il a raconté ses premiers souvenirs liés au tennis à L’Equipe avant d’affronter le numéro 1 mondial Carlos Alcaraz pour la première fois, à l’occasion des quarts de finale du Masters 1000 de Paris‐Bercy.
« Jouer sur un petit court avec des balles molles avec ma soeur en essayant de faire comme Roger (Federer). Et à l’époque, j’avais les mêmes ambitions que celles que j’ai maintenant. Oui, déjà. Le tennis a tout de suite été la passion de ma vie. Et si je voulais être comme Roger, il fallait gagner des titres en Grand Chelem et être numéro 1 ! Je me suis tout de suite dit que je voulais aller dans cette direction, puisque j’avais la passion et la volonté de travailler dur. Avec une bonne équipe derrière moi, qui croit en moi… J’adore le tennis, il n’y a pas d’autre mot. Dès que j’ai frappé ma première balle, je suis tombé amoureux du tennis. C’est beau à voir, sympa à jouer, il y a toujours des progrès à faire. Dans les jeux vidéo, on atteint le niveau et c’est fini. En tennis, non, ce n’est jamais fini. Regardez Novak (Djokovic), il n’arrête pas de progresser. S’il le fait lui, à moi de le faire aussi pour les quinze prochaines années. C’est excitant. D’un côté, je veux être parfait, et de l’autre, je sais que c’est impossible. Mais se dire qu’on peut toucher à une certaine forme de perfection, déjà, ça fait avancer. C’est bien d’avoir ce sentiment. »
Publié le vendredi 4 novembre 2022 à 15:46



