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Holger Rune : « Regardez Djokovic, il n’ar­rête pas de progresser. S’il le fait lui, à moi de le faire pour les quinze prochaines années »

Vainqueur de seize de ses dix‐huit derniers matchs, Holger Rune se trouve dans une forme éblouis­sante. Il a raconté ses premiers souve­nirs liés au tennis à L’Equipe avant d’af­fronter le numéro 1 mondial Carlos Alcaraz pour la première fois, à l’oc­ca­sion des quarts de finale du Masters 1000 de Paris‐Bercy. 

« Jouer sur un petit court avec des balles molles avec ma soeur en essayant de faire comme Roger (Federer). Et à l’époque, j’avais les mêmes ambi­tions que celles que j’ai main­te­nant. Oui, déjà. Le tennis a tout de suite été la passion de ma vie. Et si je voulais être comme Roger, il fallait gagner des titres en Grand Chelem et être numéro 1 ! Je me suis tout de suite dit que je voulais aller dans cette direc­tion, puisque j’avais la passion et la volonté de travailler dur. Avec une bonne équipe derrière moi, qui croit en moi… J’adore le tennis, il n’y a pas d’autre mot. Dès que j’ai frappé ma première balle, je suis tombé amou­reux du tennis. C’est beau à voir, sympa à jouer, il y a toujours des progrès à faire. Dans les jeux vidéo, on atteint le niveau et c’est fini. En tennis, non, ce n’est jamais fini. Regardez Novak (Djokovic), il n’ar­rête pas de progresser. S’il le fait lui, à moi de le faire aussi pour les quinze prochaines années. C’est exci­tant. D’un côté, je veux être parfait, et de l’autre, je sais que c’est impos­sible. Mais se dire qu’on peut toucher à une certaine forme de perfec­tion, déjà, ça fait avancer. C’est bien d’avoir ce sentiment. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.