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Mannarino : « Si on ne joue pas, des joueurs nous passent devant au classement. On est pris en tenaille »

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Deux jours seule­ment après sa défaite en finale du tournoi kazakh de Nur‐Sultan, Adrian Mannarino a trouvé les ressources physiques et mentales pour s’im­poser au premier tour du Rolex Paris Masters face à Dusan Lajovic (7–6, 6–3). Pas mécon­tent d’une telle perfor­mance après un long voyage, le 36e mondial évoque ses impres­sions et celles d’autres joueurs sur le fait de jouer dans une telle période.

« On est toujours un peu tendu. Et il faut faire avec. Je pense que la meilleure des manières de gérer ça, c’est de se dire que si on peut jouer un tournoi et si on peut gagner des matches, il faut le prendre en bonus mais il ne faut vrai­ment pas avoir d’at­tente concer­nant les tour­nois ou les poten­tiels résul­tats, parce que sinon, ça ajou­te­rait trop de pres­sion je pense et du coup, ça devient assez épui­sant. On en parle avec beau­coup de joueurs. Pour des joueurs de double qui ont un prize money encore infé­rieur à ceux des joueurs de simple, sachant que les prize money ont été réduits de manière consé­quente, c’est dur pour eux, parce que voyager coûte plus cher qu’a­vant, c’est plus compliqué et plus stres­sant qu’avant pour ne pas forcé­ment gagner d’argent. Ils y vont parfois à perte. C’est une inter­ro­ga­tion à avoir : faut‐il jouer en connais­sant toutes ces restric­tions ? Ou faut‐il plutôt zapper cette année en espé­rant que ça aille mieux dans les prochains mois ? Ce qui est sûr, si on ne joue pas, des joueurs jouent les tour­nois et nous passent devant au clas­se­ment. On est un peu pris en tenaille à se dire : si on ne joue pas, cela nous péna­lise. C’est malheu­reu­se­ment compliqué ».

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