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Alexandre Muller, qualifié en huitièmes de finale et atteint de la maladie de Crohn : « Quand tu te vides et que tu perds deux ou trois kilos, tu pars avec un petit handicap d’énergie »

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Le journal L’Équipe a ressorti une inter­view très inté­res­sante écrite par notre confrère Quentin Moynet. 

Le sujet central est de comprendre comment on peut être joueur de tennis profes­sionnel tout en ayant la maladie de Crohn. Et le témoi­gnage du joueur fran­çais est poignant. Extraits.

Comment vit‐on avec la maladie de Crohn quand on est joueur de tennis professionnel ?

« Peu importe où je finirai ma carrière, j’au­rais pu faire un peu mieux sans cette maladie. Je ne peux pas être à 100 % tout le temps, je suis plus fragile. Avant une séance de tennis ou de muscu, je réflé­chis unique­ment avec mon ventre : « Est‐ce que je dois aller aux toilettes ? » C’est auto­ma­tique, mon cerveau pense comme ça. Avant un match, je vais cinq, six fois aux toilettes minimum. Quand tu te vides et que tu perds deux ou trois kilos, tu pars avec un petit handicap d’énergie. Et quand, après trois heures de match, je ne peux pas boire plus de quatre gorgées d’eau sans avoir l’im­pres­sion que je vais dégueuler sur le court, je le paye forcément. »

Ce mardi, Alexandre Muller affron­tera le Chilien Nicolas Jarry pour une place en quarts de finale du Masters 1000 de Rome, ce qui repré­sen­te­rait le plus beau résultat de sa carrière. 

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.