Binaghi, le président de la fédé­ra­tion italienne qui rêve d’un Grand Chelem met de l’huile sur le feu : « C’est un scan­dale que dans le tennis, il n’existe pas un système méri­to­cra­tique alors que le système actuel protège ceux qui ne font pas le maximum pour le tennis »

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Depuis que l’Italie est devenue une nation qui compte en terme de résul­tats après avoir passé un long moment dans les profon­deurs du clas­se­ment ATP, son président de la fédé­ra­tion se sent pousser des ailes. 

Il oublie un peu trop vite le poids de l’his­toire du tennis et ce n’est pas une ambi­tion person­nelle qui doit le porter. 

D’autres avant lui ont fantasmé sur l’idée de devenir un tournoi du Grand Chelem, ils ont vite compris que la démarché était irrecevable. 

Malgré tout Angelo a profité d’un entre­tien donné à l’AFP pour en rajouter une couche sur la mode de fonc­tion­ne­ment de l’ac­tuel circuit profes­sionnel, ces décla­ra­tions sont un peu indécentes.

« C’est un scan­dale que dans le tennis, il n’existe pas un système méri­to­cra­tique alors que le système actuel protège ceux qui ne font pas le maximum pour le tennis. Les reven­di­ca­tions des joueurs et des joueuses sont à ce titre abso­lu­ment légi­times. Il est scan­da­leux que nous parta­gions, à juste titre, une plus grande partie de nos revenus avec les joueurs que les quatre tour­nois du Grand Chelem ne le font. C’est honteux et cela perturbe la compé­ti­tion, parce qu’il y a quatre pays dans le monde qui ont une montagne d’argent à investir dans leur tennis que les autres nations n’ont pas »

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.