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Brad Gilbert sur la finale entre Jannik Sinner et Casper Ruud : « Il y a eu deux ou trois choses qui m’ont semblé inhabituelles »

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Ancien 4e joueur mondial et coach notam­ment d’Andre Agassi, Brad Gilbert, désor­mais consul­tant, était de passage sur le podcast « Big T » de Tennis Channel après le sacre de Jannik Sinner contre Casper Ruud en finale du Masters 1000 de Rome. 

Et le tech­ni­cien améri­cain a tenu à soulever quelques points concer­nant le jeu et l’at­ti­tude du Norvégien, battu 6–4, 6–4 et qui n’a toujours pas remporté un set face l’Italien après cinq confrontations. 

« Il y a eu deux ou trois choses chez Ruud qui m’ont semblé inha­bi­tuelles. Premièrement, il est d’ordinaire très détendu sur le court, mais il s’est mis à s’énerver un peu contre son équipe, et un peu contre son père. C’était quelque chose qu’on n’a pas l’habitude de voir. Et j’ai trouvé qu’il avait bien commencé en faisant preuve de patience. Mais si je dis que c’était inha­bi­tuel, c’est parce que son jeu repose sur le service et sur la recherche de cette première balle en coup droit. Et j’ai trouvé qu’il s’était contenté d’enchaîner les revers contre Sinner, alors que le revers de Sinner n’est mani­fes­te­ment pas aussi bon que son coup droit. Mais j’ai eu l’impression qu’il aurait dû, dès le début, essayer de trouver le coup droit, ce qu’il a fait tout au long du tournoi. Tu sais, dans aucun des dix sets qu’il a remportés pendant le tournoi, le score n’est allé au‐delà de 6–4. Il domi­nait ses adver­saires, et il les domi­nait grâce à son coup droit. Alors quand il a enchaîné ces quelques échanges où il a fait preuve de patience, je me suis dit qu’il aurait dû se lancer et tenter de frapper fort du coup droit. Être un peu plus impré­vi­sible, patient, tout en conti­nuant à exploiter sa puissance. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.