
On s’attendait à un beau match, mais on s’attendait aussi à une victoire serbe. C’était sans compter sur un Juan Monaco désireux de montrer qu’il est capable de réaliser l’exploit. Et l’Argentin a été tout proche d’y parvenir, s’inclinant après 2h20 de match en trois sets 4–6 6–2 6–3.
Cette perte du premier set est tout sauf une anomalie. L’Argentin arrive sur le court couteau entre les dents et domine cette manche comme rarement face au Serbe. 75% de premières balles dont 71% de réussite derrière elle, l’Argentin parvient à sauver la seule balle de break que se procure le numéro un mondial. De son côté, ce dernier est à la peine. Seulement 47% de premières balles et la bagatelle de 22 fautes ! Face à un Monaco dominateur au service et en fond de court, Djokovic perd le premier set 6–4. Le Serbe éclate sa raquette de rage et rumine.
Et la deuxième manche ne semble pas aussi bien s’embarquer, l’Argentin breakant dès le début du set. Mais c’est quand ils sont dos au mur qu’on reconnaît les champions. Novak parvient à faire le break et enchaine 10 points gagnants et se procure une balle de break qu’il converti. 4–2 pour le numéro un mondial qui réagit et dirige mieux les points. Il sert aussi bien mieux avec 80% de premières balles et comment quatre fois moins de fautes. Résultat, cinq jeux de suite dans la poche. De son côté, Juan Monaco s’énerve et voit la seconde manche s’échapper.
Le troisième set commence alors et rapidement le Serbe fait son trou : il obtient une balle de break à 2–1. Monaco parvient à la sauver et remporter son jeu de service. Malgré tout, ce dernier enchaine les coups puissants comme les fautes. Les jeux s’enchainent alors rapidement. A 4–3, Monaco mène 0–30 mais Novak les sauve de plusieurs grosses premières balles, que l’Argentin peine à retourner. Le numéro un mondial parvient finalement à trouver le break pour mener 5–3 et s’imposer finalement en trois sets, 4–6 6–2 6–3. Il aura douté, pesté mais il la victoire est au bout. Et c’est l’essentiel pour le Serbe, qui cherche à se rassurer et monter son niveau de jeu pour parvenir à son objectif : remporter Roland Garros. Un pari loin d’être gagné ; on l’a vu plus dominateur sur l’ocre par le passé.
Publié le jeudi 17 mai 2012 à 15:54


