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Entre classe et humi­lité, Casper Ruud est une perle rare : « Parfois, je suis à la maison et j’ai­me­rais être à la place d’Alcaraz et Sinner. En même temps, je suis réaliste et je me dis qu’ils ont un don particulier »

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Casper Ruud est une perle rare sur le circuit ATP. 

Déjà car être un triple fina­liste en Grand Chelem (deux fois à Roland‐Garros) n’est pas donné à tout le monde mais aussi et surtout parce qu’il est l’un des rares joueurs à faire preuve d’au­tant de luci­dité et d’honnêteté. 

Qualifié pour la première fois de sa carrière en finale du Masters 1000 de Rome, le Norvégien, consi­déré comme l’un des tous meilleurs joueurs du monde sur terre battue depuis plusieurs années, s’est longue­ment confié en confé­rence de presse sur son absence de progression.

Presque quatre ans après être passé tout près d’un premier titre en Grand Chelem et d’une place de numéro 1 mondial (battu en quatre sets par Carlos Alcaraz en finale de l’US Open 2022), celui qui vient d’être papa pour la première fois a dressé un constat sur sa carrière d’une humi­lité et d’une classe implacables. 

« Je n’ai pas réussi à confirmer mon poten­tiel. J’ai été surclassé par d’autres. Et puis, il y a Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, qui sont devenus de véri­tables phéno­mènes. Parfois, je suis à la maison et j’ai­me­rais être à leur place. En même temps, je suis réaliste et je me dis qu’ils ont un don parti­cu­lier. Ils travaillent aussi énor­mé­ment. Ce n’est pas seule­ment leur talent qui explique leur réus­site, c’est aussi leur travail acharné. Leur progres­sion a été bien meilleure que la mienne ces dernières années. Est‐ce que ça a été frus­trant ? Un peu. Mais il ne faut pas trop se préoc­cuper des autres joueurs. Dans ce sport, il faut rester concentré sur son propre jeu et essayer de se concen­trer au maximum sur soi‐même. C’est avant tout un sport indi­vi­duel. Se comparer aux autres joueurs est, à mon avis, la plus grosse erreur à commettre. Il faut se faire confiance, écouter son instinct et croire que l’on fait les bons choix. Oui, je sais bien que je ne battrai proba­ble­ment aucun record impor­tant dans ce sport, mais je peux faire de mon mieux tout au long de mon parcours et de ma carrière. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.