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Federer, stop ou encore ?

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Éliminé dès son entrée en lice à Madrid, Roger Federer soulève de fortes inter­ro­ga­tions à deux semaines de Roland‐Garros. Titré à Istanbul mais sorti tôt dans les grands événe­ments sur terre battue cette saison, le Suisse doit‐il tenter le diable et s’ali­gner à Rome la semaine prochaine ? Tentatives de réponse, statis­tiques à l’appui.

C’est un fait : Roger Federer est dans le flou à moins de trois semaines de Roland‐Garros. Accroché hier par Nick Kyrgios au terme d’un match à suspense, le numéro deux mondial ne doit pas vrai­ment savoir où il en est sur terre battue. En quête de repères, il serait donc tenté d’en­chaîner dans les prochains jours avec un autre Masters 1000, celui de Rome. Or, avec un physique moins perfor­mant que par le passé, il se trouve face à un dilemme : prendre le risque de se fati­guer mais engranger de la confiance ou en rester là et arriver Porte d’Auteuil frais, mais sans grande certi­tude. Et, à la lumière de ses dernières saisons, Federer devrait se ménager.

Rome en suspens

Lors de ses cinq dernières saisons sur ocre, Roger Federer a toujours brillé dans ‑au moins‐ une grande épreuve pré‐Roland Garros. Cependant, depuis 2012, on se rend compte qu’il lève le pied et gère son calen­drier, ne parti­ci­pant qu’à deux compé­ti­tions (à chaque fois des Masters 1000). Il s’était donc imposé de performer sans filet, s’obli­geant à ne pas flan­cher alors que la marge de manoeuvre n’était pas bien grande. Mais, cette fois, ce n’est pas passé. Bien qu’il ait remporté le titre à Istanbul, il faut souli­gner que le tournoi n’était qu’un ATP 250, avec un plateau plutôt tran­quille pour le Suisse. Les contre‐performances de Federer dans les gros rendez‐vous, quant à elles, mettent en avant sa forme chan­ce­lante sur ocre à quelques semaines du Grand Chelem pari­sien. En résumé, le numéro deux mondial joue quelque peu sur courant alter­natif. Et cette saison, dès que l’op­po­si­tion monte d’un cran, il se retrouve sans réponse possible. 

Les campagnes pré‐Roland Garros de Federer depuis 2011
2011 : 14 (Monte Carlo), 12 (Madrid), 18 (Rome)
2012 : Titre (Madrid), 12 (Rome)
2013 : 1/8è (Madrid), Finale (Rome)
2014 : Finale (Monte Carlo), 2ème Tour (Rome)
2015 : 18 (Monte Carlo), titre Istanbul, 2ème Tour (Madrid)

Federer dans le flou total

En quête de repères sur terre, Roger Federer doit désor­mais se poser les bonnes ques­tions et y répondre correc­te­ment. Jouer à Rome ne serait‐il pas trop deman­deur physi­que­ment sachant qu’il a déjà parti­cipé à trois tour­nois depuis le début du mois d’avril ? Le Suisse ne se grille­rait t‑il pas dans la capi­tale italienne ? Toutefois, ne serait‐ce pas une bonne chose que d’en­chaîner les matches et essayer de retrouver de la confiance ? À quelques enca­blures de Roland Garros, chaque déci­sion aura des consé­quences risquant de peser dans le sprint final Porte d’Auteuil. Attention donc à faire les bons choix, Roger.

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