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Gasquet met Murray à terre

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Richard Gasquet se qualifie pour les quarts de finales à Rome. Le Français élimine Andy Murray, en trois manches, 6–7(1), 6–3, 6–2, et près de trois heures de jeu. En jambes depuis le début de saison sur terre, Richard tient sa première grosse perfor­mance de l’année. Il retrou­vera David Ferrer au prochain tour.

« Si j’avais à choisir, sûr que je pren­drais Murray plutôt sur terre. Parce que la balle gicle davan­tage grâce au lift et qu’il est natu­rel­le­ment moins à l’aise que sur gazon. Je veux réussir un grand tournoi et je sens qu’il y a quelque chose à faire », souligne Gasquet dans les colonnes de l’Equipe, ce jeudi. Une décla­ra­tion qui intro­duit parfai­te­ment sa rencontre face à l’Ecossais et qui traduit bien l’état d’es­prit du Français, ce jeudi, sur la terre battue romaine. Sa première perf 2012, Richie la tient en s’im­po­sant en trois sets, 6–7(1), 6–3, 6–2, contre le numéro quatre mondial. Pour retrouver une victoire de Richard sur le Britannique, il faut remonter à 2007, à Bercy, sur le score de 6–3, 0–6, 6–4. Sur la surface ocre, Richie avait failli se débar­rasser d’Andy, en menant deux sets à rien, à Roland, en 2010. Partie remise deux ans plus tard en Italie, prou­vant que le 22ème mondial est bien en jambes après des bons tour­nois à Estoril et Madrid.

C’est donc plein d’am­bi­tions que Richard arrive sur le terrain. Le premier set est accroché. En réali­sant le break très tôt, Andy mène les débats sans réel­le­ment dominer, puis se voit rejoindre par Gasquet, avant que ce dernier ne prenne les commandes, 6–5. Les coups commencent enfin à sortir de la raquette du Français. En mode revers qui plante le britan­nique sur terre. Mais plus agressif pendant le set, Andy remporte faci­le­ment le Tie Break. Les points gagnants et les fautes directes en témoignent. Dommage pour Richie qu’on ne sent pas loin de faire déjouer le Britannique. Il faudrait oser plus, renter dans le terrain et enfoncer le clou quand il mène. A bon enten­deur… le Biterrois repart de plus belle dans le deuxième set, en brea­kant de suite. Puis il fait la course en tête dans ce round. Les jeux défilent, 3–1, 4–1, puis 5–1 pour le Tricolore. Si Andy revient à 5–3, c’est bien Richie le patron sur le court pour égaliser à une manche partout. Avec seule­ment cinq petits points gagnants, Murray est dépassé.

Et continue de l’être dans le dernier set. Surtout quand l’Ecossais laisse filer sa chance en ne concré­ti­sant pas ses balles de break à 1–1. Le tour­nant du match sûre­ment. Un jeu qui fait mal pour le Britannique et qui rend encore plus fort Richard. La confiance est du côté bleu. Satanée terre battue doit se dire le numéro quatre mondial qui n’y arrive déci­dé­ment pas. Après les décep­tions de Monte Carlo et de Barcelone, vient la nouvelle contre perfor­mance sur terre, à Rome. Et pour­tant, il ne cesse de répéter se sentir plus à l’aise sur la surface ocre, qu’il peut réussir un coup à Roland. On attend de voir. Car, dans le troi­sième set, c’est bien Gasquet qui nous fait plaisir avec toute sa palette de coups qui s’ex­ploite à merveille sur terre battue. Plus solide mais aussi plus facile, Richie régale avec ses amor­ties, ses lobs et son revers. Il n’y a plus de suspense et Gasquet conclut logi­que­ment 6–2.

Richard fait plaisir et prouve bien qu’il fait partie des meilleures chances trico­lores pour briller Porte d’Auteuil. Malgré tout, ce n’était que Murray sur terre. Face aux cadors, comme Ferrer en quarts de finales, il faudra être encore plus rigou­reux et être plus agressif, dès les premiers échanges. Et pour­quoi pas s’of­frir le scalp d’un deuxième Top 10, comme lors de ce même tournoi, l’an passé, où il avait battu Berdych et Federer ?

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