Il y a quelques jours, la presse transalpine révélait que le gouvernement italien avait l’intention d’imiter Wimbledon en interdisant aux joueurs russes et biélorusses de participer au Masters 1000 de Rome (8 au 15 mai). Ce lundi, le président du Comité olympique italien (CONI), Giovanni Malago, a accordé une interview au Corriere della Sera. Ses propos n’incitent pas à l’optimisme.
« En tant que président du CONI et membre du CIO (comité international olympique), je m’occupe de politique sportive et non de politique. En Italie, je le répète, je représente le CIO. Et le Bureau exécutif a recommandé à toutes les fédérations de ne pas inviter les athlètes russes et biélorusses aux tournois et aux événements sportifs. Wimbledon, qui est un club privé, s’est conformé à cette indication. Les choses, les faits, doivent être bien expliqués, surtout à ceux qui ne sont pas d’accord, et c’est leur droit, avec les décisions du CIO. Toutes les fédérations internationales les plus importantes, et je dis bien toutes, ont accepté et suivi les recommandations du CIO. Seul le monde du tennis a été surpris que Wimbledon se plie au diktat du monde olympique international. »
Le gouvernement italien doit trancher dans les prochains jours. Mais l’hypothèse que le tournoi de Rome se déroule sans Daniil Medvedev, Andrey Rublev et leurs compatriotes prend de plus en plus d’ampleur.
Publié le lundi 25 avril 2022 à 14:38